Planète auto-hébergement

2015-07-30

Activer l’accélération matérielle AES pour son VPN

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On a vu comment monter un VPN, maintenant, comment peut on l’améliorer d’un point de vu performance ?

via l’accélération matérielle de votre CPU !

Alors, ça ne sera pas valable dans tous les cas, puisqu’il faut que votre cpu vous propose les instructions nécessaires, ainsi que votre VPN et votre distribution sachent les utiliser.
Pour commencer vérifiez, si votre CPU a les bonnes instructions : au minimum « AES », au mieux « AES-NI », si comme moi vous avez un CPU Intel, vous pouvez faire un tour sur le site du constructeur : Intel ARK.

Ou consulter la liste suivante : http://ark.intel.com/fr/search/advanced?AESTech=true&MarketSegment=DT

Vous pouvez également vérifier directement sur votre VPN coté serveur et coté client la présence du flag :

#sur un linux
cat /proc/cpuinfo | grep flags
#sur une BSD
dmesg -a | grep Features

Dans mon cas, mon client VPN (un Pfsense) est virtualisé sur un Proxmox à partir du couple KVM+Qemu.
De base le CPU qui est virtualisé, ne propose pas l’accès à ces instructions, il faut donc modifier la conf de votre VM, pour lui spécifier d’utiliser le cpu du même type que l’hôte :

Capture d’écran_2015-07-30_12-07-53

Après un reboot, je vérifie si ma VM voit le bon CPU et les bonnes instructions :
Capture d’écran_2015-07-30_12-22-19

Capture d’écran_2015-07-30_12-23-06

C’est bon pour moi, tout le petit monde est présent !


 

Dans PF, « System / Advanced / Miscellaneous »
Vous avez une section « Cryptographic Hardware Acceleration »

Vous devez y activer les options de votre CPU :

Capture d’écran_2015-07-30_12-26-33Puis dans « VPN / OpenVPN / Client », éditez votre conf,
Pour y spécifier là aussi le type d’accélération matérielle, et l’algo à utiliser, dans mon cas « AES-128-CBC » (je n’ai pas encore testé le 256, mais ça sera fait rapidement) :

Capture d’écran_2015-07-30_12-28-10

Il faut maintenant se connecter sur la partie serveur d’OpenVPN (en CLI ou via l’interface AS) pour modifier les options de l’algo à utiliser.

sur AS, dans « Advanced VPN », rajouter pour le serveur et le client : « cipher AES-128-CBC »

Capture d’écran_2015-07-30_12-29-46

On sauvegarde tout, on redémarre les dameons et les clients.
et tout devrait fonctionner.

 

La différence de perfs ne se voit pas immédiatement, mais en chargeant un peu le VPN, je dirais que la consommation CPU a baissé d’un bon tiers.
J’attends de tester plus longtemps et de voir les graphs de conso CPU pour être sur de ça, à moins que ça ne soit un effet placebo 😉

2015-07-28

POC : un VPN facile à utiliser !

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Puisqu’il est dans l’air du temps de protéger sa vie privée et sa connexion internet,
Je me suis demandé comment, j’allais pouvoir faire : simple, efficace et avec un waf au top du top (sinon chez moi, aucune chance de mise en prod !).

Le VPN c’est bien beau, mais il faut se taper la conf, les explications (pour le coté waf 😉 ), les outils sur différents supports et périphériques …
Mais ça reste en quand même une bonne méthode, à savoir faire transiter tout son trafic jusqu’à un point de sortie, qui idéalement serait dans un pays ayant encore un peu de respect pour la neutralité du Net, la liberté d’expression, la vie privée : La Corée du Nord !!!

(nan j’deconne)

Je donc fais rapidement le tour des solutions de VPN qui existent, mais à chaque fois, je me pose la question : « est il sur ? », y a t’il de l’écoute, des logs, où est situé le siège de la boite derrière ça, c’est NSA approuved ? …
Bref trop de questions …

Pis en cherchant, je suis tomber sur le très bon article de Korben, et ce qu’il présente est pas mal du tout, pourquoi ne pas s’en inspirer ?

État des lieux :

J’ai sous la main :

  • un VPS en Suède
  • une connexion chez l’agrume
  • un hyperviseur
  • un switch de niveau 2
  • un AP manageable

Tant que je suis à la réflexion, j’établis un plan ip simple à visualiser  (du moins pour moi) :

– 192.168.0.0/24   ⇒ mes adresses privé de base @home
– 172.27.224.0/21 ⇒ l’adressage du VPN pour la partie NAT
– 10.10.0.0/24      ⇒ adressage privé passant uniquement par le VPN

Ainsi, de tête : 192.x.x.x = normal, 172.x.x.x = ip derrière le vpn, 10.x.x.x ip privé passant par le vpn
Je vais pouvoir attribuer ces ips en fonction des besoins, machines, utilisateurs …

Commençons par le VPS :

J’ai un modèle très basique, avec un core, 512 Mo de ram (256 suffisent), 10 Go de disque, une bande passante en 100/100 Mbs
Le tout sous une Debian Jessie, avec OpenVPN comme serveur VPN (libre à vous d’en choisir un autre en fonction de vos exigences), et parce que je suis fainéant, j’ai également rajouté l’interface OpenVPNAS

apt install openvpn
wget http://swupdate.openvpn.org/as/openvpn-as-2.0.17-Debian7.amd_64.deb
dpkg -i openvpn-as-2.0.17-Debian7.amd_64.deb
passwd openvpn

Hop, c’est plié !

Vous pouvez faire un essai en vous connectant à l’interface administration avec le user « openvpn » et le mot de passe créé précédemment :

Capture d’écran_2015-07-28_15-23-58
Je pourrais en rester là, et utiliser « bêtement » OpenVPN comme ça, mais avec la version gratuite d’AS, on est limité à seulement deux connexions en simultanées, et il n’existe pas de client OpenVPN pour certains de mes périphériques (Rpi, TV, domotique … ) l’idée est donc de passer par une simple passerelle réseau qui elle sera un client du VPN !

La passerelle :

Korben, part sur un équipement physique, chose que je n’ai pas, je vais donc faire ma passerelle sur une VM, et ça tombe bien, j’ai déjà un Pfsense qui tourne !
Pour la virtualisation, j’ai donc une VM de type KVM, avec le stricte minimum : 2 core, 512 Mo de ram, 8 Go de disque et deux interfaces réseau Virtio.

Capture d’écran_2015-07-28_14-59-10

La version choisie est Pfsense en 2.2.4 64bit, je passe sur l’installation qui est de base, je dédie l’interface « net0″ au WAN et « net1″ au LAN.
Je compte utiliser ma partie Lan comme une sorte de DMZ (derrière le VPN), et la partie WAN sera sur mon réseau LAN.

J’inverse donc les règle de base de Pfsense : à savoir autoriser l’administration de la GUI depuis le WAN, et toujours sur cette interface j’active l’ICMP et j’autorise le port 161 (le snmp pour ma supervision).

Capture d’écran_2015-07-28_15-05-37

Attention, les règles Pfsense sont propres à vos besoins et votre adressage, et n’étant pas un pro du réseau (encore moins de PF), je vous invite à pas forcément recopier bêtement ce que je fais :)

Connectons le PF à notre VPS OpenVPN :

Korben l’explique très bien dans son article, en gros il suffit de rajouter les certificats de notre utilisateur OpenVPN (présent dans la conf « autologin »), puis de configurer le client, croiser les doigts, prier vite fait, et ça devrait fonctionner, sinon les logs du VPS (/var/log/openvpnas.log) sont assez verbeux pour dépanner.


le CA

 

le CRT et la KEY

le CRT et la KEY

la conf du client OpenVPN

la conf du client OpenVPN

Si ça fonctionne bien, dans le menu « Status/ Openvpn » vous devriez voir votre connexion sur le VPS :

Capture d’écran_2015-07-28_15-47-31

Maintenant que votre VPN fonctionne, il faut spécifier à l’interface LAN de notre PF, d’utiliser la passerelle du VPN sur le VPS (ça va tout le monde me suis ?)

Donc toujours dans la partie « Rules », sur l’onglet LAN, on modifie la gateway de l’interface LAN :

Capture d’écran_2015-07-28_15-51-57

et ça donne ça :
Capture d’écran_2015-07-28_15-51-36

Isoler le réseau :

Pour assurer une étanchéité complète et un bon cloisonnement des réseaux, quoi de mieux qu’un VLAN ?
J’ai donc créé deux VLAN :

  • le vlan « standard » pour mon usage @home, qui passera par ma box en sortie
  • le vlan « vpn » qui est interdit de sortie via la box, et donc le trafic transite obligatoirement via le Pfsense et donc sort via le VPN sur internet.

Pour commencer, j’ai mis la patte « wan » du PF dans le vlan « std » et la patte « lan » est sur le vlan « vpn ».

La suite se passe sur la conf de votre switch, sur mon Dlink ça donne ça :

Capture d’écran_2015-07-28_16-02-18

et sur mon hyperviseur je configure mon vlan « vpn », le vmbr99 bridger sur l’interface vlan99, a qui j’ai déclaré, je vous le donne en mille : le vlan 99 !

Capture d’écran_2015-07-28_16-05-22

Puis les VMs qui en ont besoin :

Capture d’écran_2015-07-28_16-07-16

les tests :

Il est temps de tester maintenant :)

ça tombe bien, j’ai une VM connecté derrière le PF,
je lui configure une ip (en statique pour le moment):

#ifconfig
eth1      Link encap:Ethernet  HWaddr 02:b9:00:e0:2f:a6  
          inet addr:10.10.0.2  Bcast:10.10.0.255  Mask:255.255.255.0
          inet6 addr: fe80::b9:ff:fee0:2fa6/64 Scope:Link
          UP BROADCAST RUNNING MULTICAST  MTU:1500  Metric:1
          RX packets:22642282 errors:0 dropped:0 overruns:0 frame:0
          TX packets:12166508 errors:0 dropped:0 overruns:0 carrier:0
          collisions:0 txqueuelen:0 
          RX bytes:28863790491 (26.8 GiB)  TX bytes:2215289439 (2.0 GiB)

# ping 8.8.8.8
PING 8.8.8.8 (8.8.8.8) 56(84) bytes of data.
64 bytes from 8.8.8.8: icmp_seq=1 ttl=58 time=57.2 ms
64 bytes from 8.8.8.8: icmp_seq=2 ttl=58 time=57.8 ms
64 bytes from 8.8.8.8: icmp_seq=3 ttl=58 time=57.9 ms

ça me semble bon, vous pouvez faire un petit essai : w3m http://showip.net
et vérifier si c’est bien l’ip, le fai et la position géographique de votre VPN :

Capture d’écran_2015-07-28_16-13-48

Allons un petit peu plus loin :

 

On y est presque, ça fonctionne, mais c’est encore peu utilisable !
Et pour un bon waf, il me faut du wifi !
Je commence donc à rajouter un serveur DHCP sur ce vlan, puisqu’il n’y en a pas (forcément, on est sur un réseau isolé !).

Direction Pfsense :

Dans Service /DHCP Server / pour la partie LAN (surtout pas la wan, hein 😉 )

Capture d’écran_2015-07-28_16-19-08

Je me connecte sur l’interface de mon AP (une Cisco MR18), et je rajoute un SSID dédié à mon VLAN 99
Où il est important de configurer le mode « bridge » et taguer le vlan 99 :

Capture d’écran_2015-07-28_16-24-25Capture d’écran_2015-07-28_16-24-00

On vérifie le bon fonctionnement avec les premiers clients :

Capture d’écran_2015-07-28_16-25-34
ça me semble bon, et c’est validé par les traces routes sur Pfsense, les baux DHCP …

 

Voici un dernier schéma « simplifié » de mon installation, avec mes deux vlans, et mes équipements :

réseau@home

 

J’ai maintenant deux réseaux WIFI à ma disposition l’un qui passe par ma box, l’autre par le VPN, et en fonction des besoins je peux passer de l’un à l’autre de façon quasi instantané et sans avoir à modifier ou bidouiller quoique ce soit. Et c’est pareil pour les machines en filaire, elles ont maintenant deux configurations (IP/VLAN) en fonction des besoins.
Et ça marche pour n’importe quel équipement: téléphone, console de jeux, TV, PC …

Voici donc comment se termine cette présentation 😉
Je n’avais rien à cacher, mais j’avais envie d’avoir le choix !
L’installation n’est pas forcément simple, mais à l’usage il est très facile d’utiliser ce VPN !

2015-07-27

JAH-6 – Des premiers pas timides d'un débutant sysadmin

Journal de bord du capitaine :
Date : 18 janvier 2010
Lieu : Perdu dans le cyber espace

Les préliminaires étant clos une bonne fois pour toute, j'allais enfin pouvoir me jeter dans l'arène et devenir mon propre administrateur système avec pour nouveau slogan : "Si ça marche pas c'est de ma faute !" . En effet, tout le défi dans le fait de devenir son propre fournisseur de service (courriels, messagerie instantanée etc) c'est d'assurer une qualité de service correcte, ce qui, au vu de mes maigres prétentions, ne devait pas être si difficile. On notera ici l'usage de l'imparfait qui souligne à quel point mon hypothèse de départ a pu s'avérer erronée par la suite.

Sur les conseils d'un ami, la première chose que j'ai cherché à configurer fut l'outil de gestion des paquets, car avant d'installer quoique ce soit il fallait commencer par s'assurer que les options par défaut convenaient à ce que je souhaitais. En fait, 95 % des utilisateurs normaux se seraient contentés des réglages par défaut mais, pour ma part, il y en a une option que je souhaitais à tout prix modifier. Ce qu'il faut savoir, c'est que les paquets dans les dépôts indiquent trois choses : leurs dépendances, leurs recommandations et leurs suggestions. Seuls les dépendances (comme leur nom l'indique) sont strictement nécessaires et suffisantes au bon fonctionnement de l'application; par exemple : le web-client de messagerie jwchat dépend d'apache et recommande ejabberd, mais si je veux l'utiliser avec un autre serveur jabber rien ne m'en empêche. Si j'ai choisi de ne sélectionner aucune tâche lors de l'installation de ma distribution c'était, en partie, pour avoir un contrôle et une connaissance la plus précise possible de ce qui était installé sur mon serveur, il est donc normal de ne pas installer de composants inutiles et que je ne connaîtrai pas. Or la comportement par défaut du gestionnaire de paquet Debian, apt, est d'installer non seulement les dépendances d'un paquet mais aussi ses recommandations. On se retrouve donc vite avec un système "pollué" par des paquets non souhaités. Une recherche sur Internet et quelques clics plus tard j'avais modifié le fichier nécessaire afin de ne plus installer les recommandations des paquets, et ce quel que soit l'utilitaire que j'utilise [1]. Il existe en effet plusieurs interface pour apt, en modifiant sa configuration et non pas celle de ses interfaces j'étais ainsi certain que ce réglage serait pris en compte partout.

Maintenant que j'étais certain que si des merdes se trouvaient sur mon serveur, elles y étaient par ma faute, j'allais pouvoir installer ma première application. Il est de notoriété publique que plus quelque chose est inutile, plus il est indispensable, c'est pourquoi la première application que j'ai installée fut : vrms (virtual Richard Matthew Stallman) qui ne sert à rien d'autre qu'à détecter les paquets non libre d'un système. À ma grande joie, mais sans surprise, M.Stallman aurait été fier de moi [2] car mon système était entièrement libre !

Une fois mes convictions de libriste rassurées, je me suis intéressé aux performances de mon système et à sa santé. Un ordinateur que j'avais monté avec tant de facilité et de délicatesse méritait qu'on le surveille de près. L'utilitaire hdparm me rassura sur les performances de mon système (je craignais l'influence du chiffrement), quant à lm-sensors il me confirma que rien n'était ni en surchauffe, ni en surtension, ce qui était plutôt rassurant.

Mais pour le moment, aussi bien portant soit-il, mon ordinateur restait un "classique" PC de bureau avec un écran et un clavier nécessaire à son utilisation. Pour qu'il devienne enfin un vrai serveur, il lui fallait une chose indispensable : un accès distant sécurisé. En effet, tous les systèmes de type serveur sont, heureusement, accessible et administré à distance. L'installation du paquet ssh allait me fournir tous les moyens de communications dont je pourrais avoir besoin : un serveur et un client SSH. La configuration du serveur SSH fut enfantine : un fichier texte de configuration à éditer pour lui spécifier le port à écouter (différent de celui par défaut de préférence, pour des raisons de sécurité) et l'interdiction de se connecter directement en root (évitant ainsi les attaques directes sur le compte root par brute force). Un redémarrage du serveur SSH (et pas de toute la machine !) et le tour était joué, moyennant bien sûr que le port à écouter soit redirigé convenablement depuis le modem internet faisant office de routeur vers le serveur.

Et voilà (en français dans le texte) ! Je m'affranchissais ainsi de la nécessité d'un écran et d'un clavier. Les deux seuls câbles nécessaires au bon fonctionnement de mon serveur n'étaient plus que son câble d'alimentation et le câble Ethernet le reliant au modem. À l'avenir, toutes les opérations d'administration, d'installation ou quoique ce soit d'autre pouvaient s'effectuer à distance depuis n'importe quel PC disposant d'une connexion internet, plus besoin d'avoir un accès physique au serveur, le rêve !

Conclusion :

  • Les réglages par défaut sont souvent très bien choisis mais prendre le temps de les étudier et, éventuellement, de les modifier permet d'avoir un meilleur contrôle sur ses données et ce qui se passe sur sa machine.
  • La configuration d'un accès distant par SSH est on ne peut plus simple et est un très bon exemple de comment configurer un service : un simple fichier texte à modifier et le programme à redémarrer, et les modifications de configuration seront prises en compte. La documentation officielle fournie, le plus souvent, le détail de chaque option du fichier de configuration donc il ne faut jamais hésiter à s'y référer.

Avec mon serveur accessible à distance, j'allais pourvoir l'utiliser depuis n'importe où, et le premier des "vrais" services que je voulais mettre en place était la messagerie instantanée ! J'allais enfin devenir mon propre fournisseur de messagerie !

Prochaine entrée dans le journal : De l'installation et de la configuration tortueuse d'un serveur jabber

Notes

[1] J'ai créé un fichier /etc/apt/apt.conf.d/02norecommends contenant simplement : APT::Install-Recommends "false"; .

[2] $ vrms : No non-free or contrib packages installed on Misa! rms would be proud.

2015-07-10

Auto-hébergement et déni de service (wordpress - xmlrpc), quelques jours de frayeur et d'enquête...

Depuis le début de la semaine, j'étais confronté à un problème que je n'avais jamais eu jusque là (ça fait 4 ans 1/2 que je m'auto-héberge) : plusieurs fois dans la journée (aléatoirement), mon serveur ne répondait plus du tout, la seule chose que je voyais c'était que la LED correspondante aux écritures sur le disque dur était en permanence allumée. La seule solution à ce problème était de couper l'alimentation du serveur et de le relancer. Cela corrigeait le problème pendant quelques heures (parfois moins) puis ça recommençait. Voici les différentes étapes qui m'ont permis de comprendre ce qui se passait et comment j'ai corrigé ce problème.

noy.jpg

Le premier symptôme n'a pas été difficile à voir : le voyant du DD de mon serveur restait en permanence allumé. J'ai trouvé ça étrange en plein milieu de la journée, du coup, j'ai essayé de me connecter sur un service web de mon serveur : impossible. Ensuite, j'ai essayé de me connecter en SSH : plus de 5 minutes à attendre un prompt qui ne venait pas. On voyait clairement que le serveur en avait par dessus la RAM de toutes ces écritures et ne pouvait traiter de nouvelles requêtes. Seule solution : reboot hard (bouton reset de mon serveur).

Analyse des logs

Premier réflexe pour essayer de comprendre ce qui s'est passé : l'analyse des logs. J'ai trié les logs par date de dernière modification et les ai tous consultés (ceux du /var/log) : rien à signaler. J'ai ensuite regardé du côté de mes logs apache. La seule chose que j'ai trouvé c'était cette ligne dans le error.log d'apache :

[Sun Jul 05 19:21:12 2015] [error] server reached MaxClients setting, consider raising the MaxClients setting

Ça devait être la conséquence du ralentissement de la machine. Quand mon serveur était à genoux, les requêtes continuaient à arriver, il ne pouvait pas les traiter rapidement ; de ce fait, elles s'empilaient et le serveur crashait. La première chose que j'ai faite a été d'augmenter cette valeur et d'attendre. Comme prévu, le problème est revenu, peu importait la valeur que je mettais. Rien à voir de plus de ce côté-là donc.

J'ai ensuite "analysé" mes logs apache grâce à goaccess (que je vous recommande !). Pas de grosse attaque là non plus. Par exemple, la capture ci-dessous indique le nombre de hits par IP pour un fichier de log d'access passé en paramètre (j'ai un fichier différent par vhost). J'ai vérifié les plus gros consommateurs, c'était des requêtes légitimes :

goaccess.jpg

J'ai ensuite regardé mes graphes de supervision Munin, rien à signaler côté RAM, CPU, IO, etc. On voyait bien une coupure mais rien avant cette coupure. C'était, pour faire simple, "tout nickel" et "tout cassé" d'un check à l'autre...

Désactivation des services consommateurs

Pour essayer de délimiter les risques, j'ai désactivé les services qui sont les plus consommateurs sur mon serveur et non-indispensables. J'ai donc désactivé Subsonic, Transmission et Munin. Le serveur continuait à planter, j'en ai donc déduit que cela devait venir de MySQL ou/et apache.

Génération d'un fichier d'analyse

Sachant que le problème reviendrait assez rapidement, j'ai mis en place un script qui m'a permis de stocker certains indicateurs (les requêtes HTTP, les processus en cours, la taille des disques, l'utilisation du swap, etc.). Je passais ce script toutes les 4 minutes et stockais le résultat dans un fichier. Voici un rendu d'exemple (que j'ai épuré) :

top.jpg

On voit bien ici qu'à 21h24, j'avais 11 processus apache et qu'à 21h28, j'étais passé à 212 mais que mon script n'a pas réussi à calculer d'autres infos (le disque était déjà trop occupé). Les infos intéressantes ici sont que l'incident s'est produit très rapidement entre 21h24 (où tout allait bien) et 21h28 où le serveur ne répondait plus à rien.

On voit également que mysql commence à swapper. J'ai donc creusé de ce côté.

La piste MySQL

Je n'avais auparavant activé aucun log sur mon serveur MySQL, j'ai donc dû les activer vers 15h30 (dernier crash avant celui-ci) pour analyser le futur problème. Pour info, voici les lignes ajoutées dans mon fichier my.cnf :

log_error                      = /var/log/mysql/mysql.log
log_warnings                   = 2
slow_query_log  = /var/log/mysql/mysql-slow.log
long_query_time = 4

Les requêtes de plus de 4 secondes sont désormais logguées. Après le crash de 21h24, j'ai trouvé des entrées intéressantes dans mon fichier mysql-slow.log :

myslow.png

Ces requêtes (toutes sur le même vhost) sont apparues à 21h26 (entre 24 et 28, comme vu ci-dessus). Je décide donc d'aller voir dans les logs d'accès de ce vhost (les logs d'erreur ne montrant absolument rien). Et là, voici ce que je découvre :

logxmlrpc.png

J'ai noté toutes les heures de plantage de mon serveur, systématiquement, cela correspond avec ce type de requête de Googlebot vers la page xmlrpc.php de mon vhost (qui est un site Wordpress). Je n'ai pas réussi à détecter cela automatiquement car les requêtes ne sont pas très nombreuses et les IP des Googlebots ne sont jamais les mêmes.

Conclusion

Du coup, un tour rapide sur un moteur de recherche en tapant les mots-clé "wordpress xmlrpc dos" et j'ai eu confirmation de ma découverte : c'est un problème bien connu d'attaque par déni de service sur les CMS Wordpress même pour les plus à jour (le mien était en dernière version du core et des plugins installés).

Pour corriger cela, j'ai installé le plugin Wordress Disable XML-RPC Pingback. Depuis, plus aucun problème : je ne vois même plus aucune entrée de ce type dans les logs. Je ne pense pas qu'il s'agisse d'une coïncidence mais que c'est ce plugin qui empêche les requêtes des bots (j'avoue ne pas avoir trop creuser cette partie là)...

Voilà pour ce petit compte rendu, il vous sera peut-être utile si un jour vous êtes confronté à ce problème :) Si vous avez d'autres astuces ou des choses auxquelles je n'ai pas pensé, n'hésitez pas ! À bientôt

Edit 24 heures plus tard : le problème est réaparu, il s'agissait donc bien d'une coïncidence que les requêtes se soient arrêtées quand j'ai mis en place le plugin. Du coup, j'ai mis une règle iptables pour bloquer ces requêtes :

/etc/fail2ban/filter.d/apache-wp-xmlrpc.conf :
[Definition]
failregex = ^<HOST> -.*POST /xmlrpc.php HTTP.*
ignoreregex =

/etc/fail2ban/jail.local :
[apache-wp-xmlrpc]
enabled = true
port    = http,https
filter  = apache-wp-xmlrpc
logpath = /var/log/apache2/access*.log
maxretry = 3

Affaire à suivre. N'hésitez pas à regarder les commentaires où j'indiquerai si des requêtes ont été bloquées (je ne suis pas le seul d'ailleurs).

2015-06-30

Proxmox 4 beta 1 – présentation

Enfin du nouveau chez Proxmox !

Logo-ProxmoxVE

Après avoir attendu un kernel 3.x avec support d’OpenVZ qui n’est jamais sorti, GmbH nous propose une beta pour la nouvelle monture 4.0.
ce qui est prévu pour la version finale :

  • 4.0 will be based on Debian Jessie 8.x
  • New high availability manager
  • Linux Containers (LXC), fully integrated in our storage model (local storage, Ceph, ZFS, DRBD9, …)
  • DRBD9
  • IPv6 support
  • GUI update to Sencha Ext JS 5.x

Ce qui est actuellement disponible sur la béta 1 du 22/06/2015 :

L’installateur a aussi été mis à jour, puisqu’il permet maintenant de modifier les options de formatage depuis l’iso (avant il fallait passer au préalable par l’installation d’une Debian nue pour avoir un peu plus de souplesse, tel que le raid, le partionnage …).
Il est maintenant possible de choisir le FS, la taille, et même d’installer directement sur un pool zfs (avec là aussi différentes options disponibles).

Le reste ce déroulement comme sur une version 2.x ou 3.x.

 

Une fois installé, et authentifié sur l’interface web, petite déception la GUI n’a pas encore été mise à jour (c’est vrai qu’elle est un peu vieillotte !)

Capture d’écran_2015-06-30_13-17-57

Tout de même quelques ajustements, comme par exemple le nouveau logo pour les CTs LXC (en orange ceux qui sont UP et en gris les DOWN).

Une chose qui me rassure : la gestion des ressources pour les containers, c’était pour moi un gros atout d’OpenVZ : la simplicité de réservation de la ram et du CPU, et c’est toujours le cas pour les containers LXC:

Capture d’écran_2015-06-30_13-18-27

Autre modification de la GUI : la disparition de la console VNC en java, elle n’était pas toute jeune, mais avait le mérite de fonctionner dans le cas d’une utilisation d’un cluster couplé à des keepalive en load balancer !

 

Enfin un kernel 3.x !!

Enfin un kernel 3.x !!

pveversion -v
proxmox-ve: 4.0-3 (running kernel: 3.19.8-1-pve)
pve-manager: 4.0-16 (running version: 4.0-16/a7dc5694)
pve-kernel-3.19.8-1-pve: 3.19.8-3
lvm2: 2.02.116-pve1
corosync-pve: 2.3.4-2
libqb0: 0.17.1-3
pve-cluster: 4.0-13
qemu-server: 4.0-12
pve-firmware: 1.1-5
libpve-common-perl: 4.0-8
libpve-access-control: 4.0-5
libpve-storage-perl: 4.0-11
pve-libspice-server1: 0.12.5-1
vncterm: 1.2-1
pve-qemu-kvm: 2.3-5
pve-container: 0.7-2
pve-firewall: 2.0-3
pve-ha-manager: 1.0-4
ksm-control-daemon: 1.2-1
glusterfs-client: 3.5.2-2
lxc-pve: 1.1.2-1
lxcfs: 0.9-pve1
cgmanager: 0.37-pve1

 

Du coté de la CLI, quelques changements, comme la disparition de pvectl (logique me direz vous !), mais ils auraient pu le conserver et l’adapter, ce qui était bien pratique pour les scripts !
Que l’on se rassure, il y a maintenant toute la palanqué d’outils LXC :

lxc-attach, lxc-checkconfig, lxc-config, lxc-destroy, lxc-freeze, lxc-ls, lxc-start, lxc-unfreeze, lxc-wait,
lxc-autostart, lxc-checkpoint, lxc-console, lxc-device, lxcfs, lxc-monitor, lxc-stop, lxc-unshare,
lxc-cgroup, lxc-clone, lxc-create, lxc-execute, lxc-info, lxc-snapshot, lxc-top, lxc-usernsexec

on y trouve des outils tel que « lxc-top » qui n’avait pas son équivalent en OpenVZ

Capture d’écran_2015-06-30_13-35-44
la structure du fichier de conf des containers a aussi changé, elle est maintenant de ce type (est ce que les options utilisées jusqu’à maintenan en OpenVZ sont toujours valables ?) :

cat /etc/pve/lxc/100/config 
lxc.include = /usr/share/lxc/config/debian.common.conf
lxc.arch = i386
lxc.cgroup.cpu.cfs_period_us = 100000
lxc.cgroup.cpu.cfs_quota_us = 200000
lxc.cgroup.cpu.shares = 1024
lxc.cgroup.memory.limit_in_bytes = 536870912
lxc.cgroup.memory.memsw.limit_in_bytes = 1073741824
lxc.rootfs = loop:/var/lib/vz/images/100/vm-100-rootfs.raw
lxc.utsname = test1
pve.disksize = 8
pve.volid = local:100/vm-100-rootfs.raw
lxc.network.type = veth
pve.network.bridge = vmbr0
lxc.network.hwaddr = 46:7D:C7:B2:32:54
lxc.network.name = eth0
lxc.network.veth.pair = veth100.0

 

Chose importante, les templates OpenVZ peuvent être utilisés pour créer de nouveaux containers LXC !

Pour le moment il n’y a pas encore d’outil pour migrer un CT OpenVZ vers un LXC, cependant d’après le wiki Promox, on peut transformer un backup OpenVZ en un template et l’utiliser pour créer un nouveau LXC, donc de l’ancien container OpenVZ !
(Je ne l’ai pas encore testé, je mettrais ce billet à jour quand ce sera le cas.)

Il n’y a pas de date pour la version finale, mais maintenant les nouvelles versions ne suivront plus les updates RedHat (pour le kernel notamment) mais ceux de Ubuntu Server, et le prochain kernel annoncé (sur le forum officiel) est donc le 4.1 à la sortie de Ubuntu 15.10.

les liens :

  • L’annonce du forum : http://forum.proxmox.com/threads/22532-Proxmox-VE-4-0-beta1-released!
  • Pour télécharger l’iso de la beta : http://proxmox.com/en/downloads/item/proxmox-ve-4-0-beta1-iso-installer

 

 

YunoHost, l’auto-hébergement simplifié

Yunohost est un OS dérivé de Debian pour s’autohéberger facilement. Le nom du projet provient de la phrase « why you no host yourself ».

On peut y installer en quelques clics des applications comme Owncloud, WordPress, Wallabag, RoundCube, etc… Les interfaces utilisateurs et administrateurs m’ont l’air agréables à utiliser.

Ca m’a l’air d’être une bonne tentative pour simplifier l’auto-hébergement. Je ne l’ai pas installé mais je testerai bien à l’occasion.

Coté sécurité, je ne sais absolument pas ce que ça vaut. Le code se trouve sur GitHub. Mais je ne sais pas si le projet est assez suivi pour avoir du code review. Il s’agit quand même d’exposer toutes ses données personelles sur le net et la moindre erreur peut se payer très cher…

J'aime(4)Ferme-la !(1)

2015-06-24

Nouveau déménagement

J’ai déménagé dans un nouveau logement début juin, ce qui m’a permis de me rendre compte qu’une des plus difficulté liée à l’auto-hébergemenit est le déménagement : backup, installation temporaire des services vitaux dans le cloud, débrancher le matériel, déménager sa connexion internet, prier pour que la connexion internet arrive vite (et qu’elle ne soit pas trop pourrie) et enfin tout réinstaller…

Vraiment c’est du sport et je parle en connaissance de cause puisque c’est le deuxième déménagement que je fais en peu de temps (j’avais d’ailleurs fait un article sur le sujet à l’époque) et que je vais devoir re-déménager une nouvelle fois à court terme.

C’est donc avec du retard, que je vous annonce que la SheevaBoite a fonctionné pendant 2 semaines sur un serveur VPS OVH (sans aucune mention particulière pour le visiteur). J’aurai aimé ajouter un message comme je l’avais fait la dernière fois mais comme je le disais, la vie réelle a pris le pas sur mon serveur et ce dernier s’est retrouvé relegué au second plan. C’est également un problème d’un déménagement : les priorités ne sont plus les mêmes en vieillissant.

Pour ce qui est de la connexion internet, je passe de 7Mb/s à 12Mb/s en restant sur la même rue mais en me rapprochant de 500m du DSLAM, ce qui n’est pas une mauvaise opération en soi.

Bref, maintenant que tout est revenu à la normale, tous mes services sont “up and running”, je vais pouvoir à nouveau écrire des articles car cela fait bien longtemps que le rythme de publication n’est pas extraordinaire.

Bienvenue dans mon nouveau chez moi…

2015-06-16

Événement : Pas Sage En Seine 2015



C'est cette semaine que va se dérouler Pas Sage En Seine, PSES pour les intimes, à Paris, dans les locaux de la Numa. Au programme de cet événement qu'il ne faut pas rater, des conférences de haut vol, des rencontres et de la surchauffe cérébrale. Cela fait des années que je veux y aller, je vais en profiter !

Je vous propose une liste des conférences auxquelles je vais assister :

Jeudi 18 juin
- 19h : Rien à cacher, par Laurent Chemla
- 20h : Goleaks , Will de Coninck et Romain Ledroit

Vendredi 19 juin
- 19h : La Brique Internet
- 20h : Data Bullshit
- 21h : French Data Network et autres contre le gouvernement

Samedi 20 juin
- 13h : Sortir les entreprises des GAFAM
- 14h : Il était une fois Internet

Dimanche 21 juin
- 11h : Le logiciel libre à la radio
- 13h : Un an de campagne à la quadrature du net

Bon, c'est un aperçu. J'en ferais sans doute plus. Le programme complet est disponible ici. Pour ceux qui n'auraient pas la chance de pouvoir, ou l'envie de se déplacer à la Capitale, je crois me souvenir que ces vidéos sont retransmises en direct via le site officiel.

En espérant vous y croiser nombreux ! :)


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2015-06-09

Apple Music, un truc de punk


A la base, je ne voulais pas vraiment faire de billet sur l'annonce de la sortie de Apple Music, le nouveau service révolutionnaire de la marque à la pomme, mais bon, comme j'ai commencé à écrire, le voici.

Si on résume ce qui s'est dit, Music sera un service de streaming, de gestion de sa collection de musique et un réseau social. Ce que les gens voulant se faire connaître recherchent par tous les moyens : de la promo simple, hype, et un bouton acheter juste en haut à droite. L'acheteur est directement accessible, son porte-feuille grand ouvert. L’idée est pas mal, en fait : Apple va devenir le meilleur moyen de se faire connaître. On sait bien que les gens à la mode, et riches, ont des iPhone, des écouteurs Beats et sont accros aux réseaux sociaux. Bingo, quoi !

Ce qui me chagrine, et ça ne regarde que moi, c'est que c'est encore le big data qui va faire tourner toute cette machine. Cupertino va engranger les statiques de ses utilisateurs iTunes pour proposer les bons morceaux dans l'air du temps tout en utilisant les données individuelles de chacun d'entre eux pour perfectionner les propositions. Du big data, tout simplement. En plus, c'est tellement simple pour eux : iPhone, iPod, iWatch, iTunes, que des outils de relevé de données. Si Google avait réussi à devenir aussi cool, ils l'auraient fait. On va se retrouver avec des gens pensant être uniques grâce à des choix basés sur leur personnalité, par l’intermédiaire d’algorithmes ultra puissants qui vont tout simplement aplanir la diversité via des propositions basées sur les statistiques de la masse. Bah vi, vous croyez quoi ? Si vous ne connaissez pas le groupe à la mode, vous passez pour un débile, cf la vie de la recré : "Nan, tu connais pas ?!".

Apple va calibrer la musique, pas la révolutionner. Ils ont en main (et poignet) la masse des utilisateurs et toutes les informations qu'il faut pour s'en sortir. On va se retrouver avec les bons gars branchés sur Music pour répandre la bonne parole et les autres les suivants. Les effets de masse, ou le comportement mainstream, si vous voulez. Enfin, faut pas oublier qu'ils ont dit qu'ils permettraient aux petits de se faire connaître : oui, oui. Comme dans les radios grand public, les chanteurs changent rapidement, le style, pas vraiment.

Ca me fait penser à ce dessin (source):



Je l'avais publié pour rire. On se retrouve tous là-dedans, pas uniquement les punks. Moi, le faux hippie bobo libriste, je fais partie d'un groupe de gens qui se sentent plus malins, alors que c'est faux. Il faut savoir prendre du recul sur soi pour éviter le piège du "Moi je sais, toi, t'es con". C'est difficile mais ça se fait. Les libristes devraient s'y mettre, d'ailleurs. Les nombreux échecs de ces dernières années devraient nous faire comprendre que la technique ne fait pas tout, même si la nôtre est parfois aussi puissante.

Toutes ces phrases pour dire que le big data va tourner à plein régime, que les gens vont laisser faire. Ce coup-ci, ça ne touche pas la santé, les assurances ou les comportements auto-radicalisés, simplement la musique.

Les utilisateurs d'Apple pensent être ce genre de keupons. Des gars à la marge parce que tellement intelligents. Ils se trompent, peut-être, mais ce qui est certain, c'est qu'ils sont tous des punks.

Je termine à la BORNE :

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2015-06-07

Les Jeunes (la génération Y) par Usul


<iframe allowfullscreen="" frameborder="0" height="315" src="https://www.dailymotion.com/embed/video/x2qygtn" width="560"></iframe>
Les Jeunes (la génération Y)

Je vous propose de regarder la dernière vidéo d'Usul, sur la Génération Y (Why?). Son contenu est à prendre avec un regard critique, comme tout ce que vous pouvez voir.
Elle fait 25 minutes, c'est juste assez pour se remettre le cerveau en place après avoir doré toute la journée sous le soleil. Si elle vous branche, n’hésitez pas à regarder ses autres créations.

Note : je me suis rendu compte que Dailymotion empêche la lecture de la vidéo pour vous forcer à bouffer de la pub avant de profiter du contenu. Pensez à désactiver le bloqueur de pub, donc. Et c'est du flash, bah.

Bon visionnage.


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2015-06-04

Popcorn Time pense à l'offre légale et c'est beau




Oh que c'est beau ! Popcorn Time, l'outil ultime des pirates en herbe qui veulent regarder des films, des séries et des mangas sans se prendre la tête envisage de proposer du contenu légal.

PCT passe par le réseau P2P pour proposer ses films et séries. C'est important de le rappeler puisque contrairement au streaming, cette solution permet de repartir la charge entre les utilisateurs du logiciel et les propriétaires de serveur "seedbox". C'est donc bon pour le réseau en empêchant les FAI de taper du poing sur la table parce que le peering n'est plus équitable : un bon point contre les atteintes à la neutralité du net.

Inutile aussi de rappeler que c'est un logiciel libre. Enfin, j’espère.

Cette belle application équitable tourne doucement son regard vers une version légale : je dis oui ! Imaginez que cette technologie serve enfin à diffuser des œuvres libres de droit ou dans le domaine public est fantastique !

Il ne dépend que de nous de la faire connaître, de la diffuser, de la passer pour un logiciel cool, un truc swag, frais, ou ce que vous voulez, pour que les gens se l'approprie. C'est souvent là qu'on se plante : faire passer les technologies libres pour des trucs cools est notre dernier problème puisqu'on sait déjà qu'elles sont massivement utilisées dans tout un tas de domaines et souvent depuis des années.

Bref, tout ça pour dire que j'en rêve, de voir Popcorn Time légal. Même s'il faut payer quelques euros pour s'en servir, je paye tout de suite. Ca peut paraître étrange mais c'est une réflexion d'un amoureux des technologies et du réseau qui dit ça.

Ca serait aussi une très bonne nouvelle de voir PCT devenir la tête du mouvement "streaming via P2P" avant que Apple ou Netflix se lancent réellement dans la bataille. Ils cherchent des développeurs et posent des DRM autour de cette idée.

Bon, maintenant, s'ils veulent nous offrir du contenu récent, ils vont devoir se lever tôt, les majors du cinéma n’étant pas prêt à faire sauter les DRM, limitations que j'ai du mal à imaginer efficaces sur PCT. Il faudrait vraiment trouver quelque chose contre ces cochonneries, plus que ça dont personne ne parle. Si PCT prend de l'ampleur, on peut aussi imaginer qu'il fasse tourner le vent. C'est beau de rêver.


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2015-06-01

Twitter et l’hébergeur


Alors que mon hébergeur me forçait à me déconnecter, puisqu'il était dans les choux, j'ai essayé de réfléchir à une présence sur les réseaux sociaux classiques. Je reviens dans la danse via Twitter. Je ne sais pas encore comment je vais m'en servir, sans doute en complément de mon pod diaspora. Reste à savoir si je vais supporter ce qui se raconte chez l'oiseau bleu.

Sinon, même si je n'y peux rien, je tiens à excuser les indisponibilités de ces derniers jours. Je n'ai pas trouvé cette situation si grave que ça. Ce blog n'est pas un site d’actualité ou un wiki. S'il n'est pas joignable, ce n'est pas très grave. Et puis la grande majorité des visiteurs viennent via les flux RSS, autant dire qu'ils ne se rendent pas compte que je ne répondu plus aux ping.

Mon compte twitter est ici, s'il vous intéresse. Sinon, mon compte diaspora est ici.

A tout vite.


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2015-05-31

Fabriquer et partager

Résumé : faire en sorte que le monde matériel soit aussi agréable que le monde du logiciel libre

Logiciel Libre

Depuis près de 10 ans, ma culture est fortement influencée par le Logiciel Libre. Il s'en est suivi l'auto-hébergement. L'apport est immense :

  • Indépendance. Liberté d'usage, c'est la liberté 0.
  • Connaissance. Compréhension profonde du fonctionnement des logiciels. Elle n'est pas totale car un OS est devenu un système complexe mais j'ai le sentiment d'avoir une vision globale du système et locale lorsque je désire comprendre le fonctionnement précis d'un algorithme.
  • Sureté. Elle découle du point précédent. Rien n'est 100% sûr, mais le modèle du libre m'assure une sureté maximale en terme de vie privée et de fiabilité.
  • Evolutivité. Je peux modifier un morceau pour l'adapter à mes usages. Je peux écrire des codes pour automatiser des tâches. Avant d'être un outil de communication, ce fût le premier intérêt de l'informatique, avant que l'usage majoritaire comme une télévision ne s'impose.
  • Pérennité. Je réduis au maximum ma dépendance au bon vouloir d'un éditeur privé qui pourrait m'imposer des limitations (DRM), cesser le développement, perdre en rétrocompatibilité.
  • Résilience. Eviter les silos, les solutions uniques. Le logiciel Libre, avec sa part communautaire, renforce la coopération, l'acentralisation et la résilience.
  • Prix. Faible coût de l'ensemble. Il pourrait être nul, mais j'apporte ma petite contribution financière lorsque temps et/ou connaissances me manquent.

Mais tout ceci concerne les biens non-rivaux. Qu'en est-il des biens rivaux (ie matériels) ?

Le monde matériel

Je suis de plus en plus déçu par les solutions toutes faites, que ce soit dans le cadre personnel comme professionnel. Il y a deux stades.

Stade 1 : quand ça marche

Quand ca fonctionne :

  • les solutions existantes ne sont pas toujours adaptées aux besoins. C'est se résigner à avoir une épine dans le pied en permanence.
  • les solutions existantes possèdent des fonctionnalités dont je n'ai que faire. Le produit est donc plus complexe que nécessaire, donc plus sujet à la panne et éventuellement au manque de facilité d'usage.
  • la solution acquise ne peut pas évoluer, il faut racheter.
  • les prix sont exorbitants (surtout pour les marchés de niches, ici je pense au cadre professionnel). Un facteur 10 entre le coût des composants et le produit n'est pas impossible, loin de là.
  • le fabricant a pu mettre en place de l'obsolescence programmée.

Stade 2 : ça ne marche plus

L'appareil tombe en panne :

  • le fabricant ne gère plus le produit, le fabricant n'existe plus (manque de pérennité).
  • le coût de la réparation est délirant. Pour des problèmes mineurs, j'ai déjà vu des fabricants changer toutes l'électronique d'un appareil. Cherche-t-on à pousser au nouvel achat ?
  • difficulté d'interfacage d'un produit : pas de standard de communication prévu, ou protocoles fermés/non interopérables/obsolètes.

Approche de solutions

Cette approche veut se calquer sur celle que m'apporte le logiciel Libre au sens où on y retrouve les mêmes avantages : indépendance, connaissance, évolutivité, pérennité, prix. Le point sureté est cependant moins évident.

L'approche que je me propose est donc de cuisiner plutôt que d'acheter le plat préparé. Ca demande d'apprendre la cuisine, de passer un peu de temps, mais la première satisfaction est la satisfaction personnelle et intellectuel d'avoir réussi et appris. Attention, il n'est pas question de partir de zéro mettant en place une rizière dans le jardin.

Il s'agit donc d'apporter une réflexion critique sur les produits que l'on nous vend. Il y a deux niveaux de réflexion à distinguer :

Niveau 1. Parmi un ensemble de solutions clés en main, laquelle m'offrira le moins de désavantages compte tenu des stades 1 et 2 ci-dessus :

  • Balance besoin réel - offre
  • Bidouillabilité
  • Relation de dépendance au fabricant

Niveau 2. Balance prix fait-main plus temps / tout-fait moins apprentissage.

En cherchant une échelle plus atomique de l'achat, c'est généralement maximiser un niveau de satisfaction du niveau 1. C'est adopter l'esprit "hacker" au sens noble du terme. C'est se donner une puissance sur les choses en agissant plutôt qu'en étant passif et donc tributaire des aléas. La valeur de l'échelle est donnée par le niveau 2.

Exemple d'une station météo :

  • échelle 1 : achat d'une station toute faite
  • échelle 2 : achat d'un capteur d'humidité, de température, d'un microcontrolleur, et d'un afficheur
  • échelle 3 : se fabriquer un capeur d'humidité, se fabriquer un afficheur...

L'échelle 2 maximise mon niveau 1 et 2.

Quelques points de départ pour réfléchir

J'apprécie beaucoup la vision de David Manise, et en voici une tranche, que je renommerai bien en "Les 10 trucs les plus importants pour vivre...", s'il me le permet. Je n'aime pas ce terme survie (et lui non plus, d'après ce que je sais).

Les points 8 à 10 nous intéressent ici :

  1. Ton matériel doit être simple et fiable. Plus ça ressemble à une massue, mieux c’est. Plus ça ressemble à une calculette, moins ça marchera. Une lame fixe ressemble plus à une massue qu’un couteau suisse. Un poncho est plus « massue » qu’une veste. Etc. Moins de pièces mobiles, plus de qualité de finition/fabrication.
  2. Toujours tricher, toujours gagner. Sors du cadre. Ne t’impose pas de contraintes artificielles. Si c’est une mauvaise idée qui fonctionne, c’est que c’est une bonne idée. Ne laisse personne t’enfermer dans une prison mentale. Reste libre, critique, et humble.
  3. On a toujours avantage à coopérer. Même égoïstement, c’est généralement plus payant de coopérer avec les gens qu’on rencontre. Ne fais pas confiance aveuglément. Ne sois pas non plus paranoïaque. Assainis en permanence ton réseau. Tisse du lien avec des gens bien. Evite et oublie les autres. Tout simplement.

Plus particulièrement, pour le point 8, je cite David Manise sur l'apport d'une massue par rapport à un couteau suisse :

Si les massues de nos ancêtres sont restées à la mode pendant des millions d’années (pour finalement être célébrées dans le cadre d’un étrange culte semi-religieux que les États-Uniens appellent « base-ball »), ça n’est pas pour rien. La massue est l’archétype de l’outil de survie idéal : simple, fiable, d’une efficacité brutale, et ne sollicitant ni notre intelligence, ni notre motricité fine. Lorsque vous avez un choix à faire entre deux pièces d’équipement, choisissez donc, de façon réaliste, celle qui a le plus de points communs avec une bonne vieille massue... Le plus simple, le plus efficace, le plus facile à utiliser (pour vous), le plus robuste. Les pièces d’équipement de type « massue », loin d’être un choix démontrant un manque d’intelligence, sont une approche réaliste. Elles sont par ailleurs d’autant plus intéressantes qu’elles nous permettent un éventail beaucoup plus large d’utilisations « originales », qui diffèrent parfois grandement de leurs applications d’origine. À titre d’exemple, je dirais qu’on peut très bien utiliser un bandana pour égoutter des pâtes, mais qu’une passoire fait une bretelle de sac à dos plutôt médiocre. De même, un simple bâton de marche peut servir de bras de levier, de grattoir, de point d’appui pour un abri, de béquille, de perche pour faire tomber les pommes ou pour écarter les ronces (et accéder à cette belle grosse mûre bien juteuse sans se piquer), voire de bois de chauffage (vécu !).

Ca peut parraitre elliptique, ce paragraphe est là juste pour essemer.

Ouverture de mes notes

La conséquence est l'ouverture de mes notes. Je possède des wiki privés et je vais en ouvrir une partie du contenu.

Les objectifs sont les suivants :

  • établir une revue bibliographique
  • documenter ce que je fais et les choix qui sont pris
  • déposer les explications et les codes sous license libre afin qu'ils puissent être repris et améliorés

Le site est ici : http://share.sciunto.org et j'ai choisi l'anglais afin de partager avec le plus grand nombre. Il m'arrivera, comme d'habitude, de déposer une petite note sur ce blog ; l'un n'exclue pas l'autre.

2015-05-27

Et si on revenait dans la danse


Vous savez quoi ? Je me demande régulièrement si je ne devrais pas me refaire un compte Twitter. J'en avais un, fût un temps, mais lire les pensées des énergumènes de ce réseau social m'avait complètement rendu dingue. Le besoin de pondre du contenu dès l’avènement d'un événement rendaient les réflexions d'une débilité crasse, enfin, quand je dis réflexions, pensons plutôt « remarques ». C'est la maladie du moment ça, l’instantané : le tweet qui va bien, le seflie qui prouve, les commentaires sur Facebook qui détournent le bon vieux « first ! » pour en faire une preuve de coolitude.
Tout le monde le sait, des gens en parlent, c'est un travers qui nous rend spectateur de notre vie. On doit préparer notre image publique pendant l'action alors qu'on devrait en profiter. C'est navrant.

Ca me rappelle une histoire vraie, de bout en bout : une amie part faire le tour du monde. Elle en a l'occasion alors elle fonce, la chanceuse ! Du côté de la Nouvelle Zélande, elle accueille un couple d'amis. Le rendez-vous était convenu et tout le monde s'attendait avec impatience ! Une retrouvaille au bout du monde, c'est quand même chouette. Sauf que ce couple d'amis n'a pas supporté ce pays très longtemps. Je ne me souviens plus du pourquoi du comment, ce n'est pas important. Ce qui est très important, c'est qu'ils ont quand même pris le temps de se prendre en selfie, en photo, ou ce que vous voulez, toutes dents dehors sur fond de paysages fantastiques. Photos postées sur Facebook, cela va de soi.

Ils l'ont, leur instant bonheur pour leurs amis. La photo est publiée pour le prouver. Qui ne connaît pas l'histoire vraie ne sait pas que leur voyage s'est mal passé, l'image prouve le contraire et rares sont ceux qui découvriront cette supercherie.

C'est un exemple tellement simple, tellement courant, tellement parlant, de ce que font les gens sur l'internet mondial.

On en trouve partout.

Si je traîne sur un réseau social autre que diaspora, un jour, c'est que je me sentirais capable de laisser ces malheureux sur le bord de la timeline pour me concentrer sur les curieux qui cherchent encore du contenu que je peux éventuellement produire via ce blog. Ces gens-là méritent peut-être qu'on sorte, nous, les libristes un peu radicaux, de notre isolement. Tout le monde n'est pas obligé de se lancer dans Twitter (ne me parlez pas de Facebook, c'est mort) mais les créateurs de contenus devraient peut-être y penser.


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2015-05-20

Aidez-vous, aidez Grammalecte




Personne n’évite les fautes, ou alors elles sont rares, très rares et nombreux sont ceux qui, comme moi, sont capables de repérer une coquille chez les autres mais pas dans ses propres textes. Phipe peut témoigner, il passe régulièrement ici pour me relire et m'envoyer des messages privés sur diaspote pour que je me corrige.

Bref, les fautes, les erreurs, les coquilles, l'ignorance, c'est pour tout le monde. Du coup, quand on voit qu'un libriste se motive pour nous pondre une extension Firefox et Thunderbird pour nous aider, on ne peut que l'encourager.

Vous l'avez compris, c'est donc ce matin que j'ai décidé de filer 5 malheureux euros pour aider Grammalecte à émerger.

Le projet est tout proche de son objectif des 15 000 euros. Il reste 10 jours pour trouver les 3 000 dernières pièces qui manquent. Ce genre d'outil étant exceptionnellement utile, foncez les aider à votre tour.

Pour les utilisateurs de cette saloperie de Google Chrome/Chromium, va falloir vous motiver puisqu'il attendra les 25 000 euros avant de vous supporter. Oui, c'est méchant.


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2015-05-16

[Film] Ex Machina


Parler cinéma, c'est un truc que je ne fais pas souvent, la faute à la ligne éditoriale de ce blog : du libre, de l'open-source et tout ce qui peut s'y rattacher. Mais bon, j'ai souvent envie de parler d'autre chose, alors voilà : Ex Machina !



Ce film nous parle d'intelligence artificielle, d'humain, de sentiments. Il est vraiment troublant. L'histoire tourne autour d'un milliardaire propriétaire d'un moteur de recherche qu'il utilise pour créer une IA incroyable et un de ses employés chargé de lui faire passer le test de Turing.

Pas de spoil ici, je vous encourage simplement à le regarder ! Pensez à faire le rapprochement avec Google et ses nombreux rachats dans le domaine de la robotique, ça donne le vertige.


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2015-05-13

ownCloud Mail débarque dans l'appstore en version 0.1.3




J'en parlais en septembre 2014 comme d'une application qui allait faire du bien : ownCloud ne souffrait plus que de l'absence d'un client courriel pour devenir une boite à outils géniale. C'est maintenant bon !

Comme je le dis dans ce titre à rallonge, c'est encore une version en développement. Rien n'est garanti dans tout les types d'utilisation mais, chez moi, ça tourne très bien avec mon malheureux compte "pro" gmail et mon adresse personnelle en dadall.info. C'est un peu lent, mais ça doit venir de mon serveur.

Sinon, je me retrouve avec une interface agréable, la possibilité de lire mes mails partout et des notifications quand un petit nouveau débarque. De plus, il s’intègre tout seul dans mon Firefox en se proposant d'envoyer un mail quand je clique sur une adresse.



Si vous voulez tester la bête, vous pouvez la télécharger ici et suivre le guide d'installation rapide ici. Ne négligez pas l'installation sous peine de ne pas comprendre pourquoi vous avez un écran tout blanc !

Cette sortie se glisse bien dans l'air du temps : vous avez votre cloud et des applications pour le gérer comme un grand. En plus, c'est une défi technique agréable à relever ;-)


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2015-05-10

Astuces du dimanche #4


Quatrième version des astuces du dimanche ! Je dois avouer que j'aime bien cette formule simple et rapide pour partager des astuces peu révolutionnaires mais qu'il fait bon rappeler de temps en temps.

Au programme de cette semaine : partager des fichiers en réseau sans se prendre la tête et comment créer une archive de sauvegarde (pour un backup, par exemple) et vous l'envoyer alors que vous n'avez pas de place sur le disque dur.

Partager ses fichiers via python

Sans clés USB ou système de partage en réseau, il est bien difficile de partager un fichier avec le PC du voisin. La solution suivante permet de se servir de python pour créer un serveur web simple. Il sera accessible depuis votre adresse IP et le port spécifié.

  • Avec python 2.7 ou plus
# python -m SimpleHTTPServer 80
  • Avec python 3 ou plus
# python -m http.server 80
Lancez l'une de ces commandes depuis un terminal ouvert là où se trouve le ficher à transférer, donnez votre IP et le port à votre pote/collègue et le tour est joué. Attention tout de même à ne pas lancer cette commande depuis votre /home/ sous peine de partager l’intégralité de votre vie privée ;-)

Création et envoie d'archive par le réseau

C'est un truc que je rencontre souvent au boulot : faut faire un gros tar.gz de sauvegarde et le placer bien au chaud sur une autre machine mais pas moyen d'y arriver avec l'espace disque disponible.
Pas de panique, la commande tar associée à ssh, à un pipe et cat permette de faire des miracles.

ssh -n ServeurDistant -p PORT 'tar zcvf - toto.txt' | cat - > toto.tar.gz

Avec ça, depuis votre terminal, vous récupérez le contenu de toto.txt, que vous archivez simplement sur votre disque dur local. Celui du serveur distant n'est plus utilisé : terminé le problème de place !

Bon dimanche ! :)


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2015-05-09

Notes de service - Modération et diaspote


La première note de service touche ce blog. Je dois malheureusement mettre en place une modération des commentaires. Trop de spam me pourrissent la vie. J’espère que ça sera temporaire.

La deuxième note de service est une indisponibilité malheureuse de diaspote pendant un peu moins de 24h suite à une mise à jour foireuse. On reste à la pointe de la nouveauté avec ce que cela entraine de petits problèmes ! :)
La remise en service a pris un peu de temps mais tout refonctionne maintenant. Notez qu'une mauvaise manipulation de ma part a entrainé une perte de fichiers images. Je suis tout désolé. Maintenant je sais qu'il ne faut pas utiliser la commande git clean sans réfléchir.

Voilà pour ce billet rapide. Bon weekend ! :)


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2015-05-06

Joyeux International day Against DRM




Aujourd'hui, c’est la journée contre les DRM. Qui en parle ? Peu de gens.

Les débats tournent, fort heureusement, plus autour du projet de loi sur le renseignement, que je condamne comme tous mes pairs blogueurs et techniciens.

Mais les DRM ?

On voit que Mozilla doit se plier aux règles pour incorporer à contrecœur les DRM dans Firefox.

On voit que le passage tant attendu au HTML5 en remplacement du flash se fait beaucoup via Google Chrome aux dépens de Firefox.

On voit que de belles applications de Firefox OS se trouvent retardées pour cause d’intégration de DRM, pour Netflix.

Les DRM s'installent dans notre paysage et on n'en parle plus. Aujourd'hui, c'est la journée internationale contre les DRM. Un écho quelque part ? Non, pas vraiment. On va se faire avoir, les amis, on va se faire avoir. Ils avancent doucement mais sûrement pendant qu'on se voit obliger de s’écarteler pour lutter contre toutes les autres cochonneries qui pointent le bout de leur nez.

Je dois avouer que ça me déprime.


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2015-05-05

Une dernière vidéo avant de voir nos députés tuer une partie de nos libertés


<iframe allowfullscreen="" frameborder="0" height="540" src="https://www.dadall.info/www.dailymotion.com/embed/video/x2p398w" width="960"></iframe>
6 heures contre la surveillance : Combattre... par Mediapart

Cette vidéo regroupe les propos Benjamin Bayart, Pouria Amirshahi, Isabelle Attard et Clémence Bectarte. Elle est tirée des 6h de direct organisés hier soir par Mediapart. Vous retrouverez toutes les vidéos ici.

Bon visionnage, on se reparle après le vote prévu dans les environs de 16h / 17h30.


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2015-05-04

diaspora* : le réseau social libre et décentralisé passe en 0.5





Enfin une nouvelle version stable à se mettre sous la main ! Diaspora* passe donc en 0.5.0.0.

Petit rappel pour les retardataires : diaspora* est un réseau social qui n'est pas détenu ou contrôlé par une entreprise.

La bienséance et les propos emmerdants n'y figurent pas en bonne place. On y trouve des gens engagés, ou pas, dont les idées sont souvent enrichissantes. Rassurez-vous, on y trouve aussi des photos de chats. Dans les choses vraiment bien, diaspora* vous certifie que les propos ne sont pas triés ou organisés de façon à mieux coller à vos envies du moment. Ça peut paraître un peu brutal dit comme ça, mais quand on sait que Twitter, Facebook & co s'amusent à penser à votre place, savoir qu'un réseau social existe sans vous infliger ça, c'est agréable.
Pour finir, je dirais que le réseau est entretenu par des bénévoles qui ne gagnent pas le moindre kopeck en vous offrant leurs portes d’entrées. Pas de profilage qu'on pourrait revendre. Mieux mais un peu plus compliqué, vous pouvez installer votre propre pod et partager avec nous depuis votre chez vous.

Et cette nouvelle version alors ?! Comme partout, on retrouve des mises à jour : Ruby 1.9 n'est plus supporté, la 2.0 l'est toujours et la 2.1 l'est maintenant. 

Dans les nouveautés, on notera l’arrivée d'un système de détection des comptes abandonnés pour soulager le travail des podmins, l’intégration de Camo pour proxifier tout ce qui serait appelé depuis l’extérieur du pod, et qui vous traque donc, et le fameux chat, qui reste malheureusement expérimental.

Je passe sur la longue liste de bogues corrigés et la toute aussi longue liste des petites améliorations qui se cachent un peu partout. Vous pouvez passer par l'annonce officielle pour tout découvrir ou par le blog de Fla.

Les pods vont maintenant se mettre à jour tout doucement. Courage aux podmins qui gèrent des serveurs noyés d'utilisateurs, je bois du café à votre santé !

Si l'envie de tester diaspora* vous submerge, vous pouvez librement vous inscrire sur Framasphere, le pod de l'association Framasoft, venir faire un tour sur Diaspote, le pod que je gère avec l'ami Augier, ou choisir celui qui conviendra le mieux par ici.


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2015-05-02

Don du mois : grammalecte

Ce post s'inscrit dans la série des dons pour vous donner envie de contribuer même très modestement à des logiciels libres. Les petites pierres font les grands édifices (ex de pratiques similaires : 1, 2).

Ce mois-ci, j'ai choisi de donner à grammalecte, une campagne de financement pour un correcteur grammatical. Le montant de ce don est de 5€. Les raisons de ce soutien :

  • développement d'un logiciel libre (comme spécifié ici.
  • utilité grand public évidente
  • fonction serveur qui offira la possibilité d'interfacer avec n'importe quel logiciel et language (latex, markdown...).
  • greffons firefox et thunderbird qui rendront la solution populaire (donc retour d'expérience, donc amélioration à long terme)

Pour donner à grammalecte.

2015-05-01

L’art de se compliquer la vie ?

Je passe mon temps à me compliquer la vie lorsque je touche à un ordinateur, et à plus forte raison lorsque je l’administre. A y regarder de près, ce n’est pas forcement faux, en apparence du moins. Je pense en fait que ce n’est qu’une question de point de vue et que tout le monde ne place pas le curseur au même endroit. Il m’a donc semblé intéressant de regarder ça plus en détail.

Une histoire de curseur

Qui dit curseur dit compromis entre, au moins, deux paramètres :

  • Le premier est la simplicité d’usage et le côté accueillant de la chose (user friendly comme on dit quand on est hype).
  • Le second paramètre est lié à la maîtrise et, par extension, au degré de confiance que l’on a envers l’outil.

De mon point de vue, lorsqu’on utilise un outil qui nous facilite grandement la vie, il se produit deux choses :

  • D’une part, on transfert la complexité d’une tâche avec peu de valeur ajoutée à un outil.
  • D’autre part, on mobilise son énergie à faire autre chose.

Mobiliser ses capacités à faire des choses intéressantes ou vraiment créatives, c’est cool. La contre partie, c’est qu’il faut se poser quelques questions basiques avant de transférer un tâche quelle qu’elle soit. En fait, la question la plus intéressante consiste à savoir quel est le contrôle que l’on a sur ce nouvel outil. Ce que l’on néglige souvent, c’est que celui contrôle l’outil peut plus facilement contrôler les données traitées par cet outil. Alors, quand on contrôle soit même l’outil, pas de problème, mais quand c’est un autre que vous, c’est sensiblement plus compliqué…

L’innovation

Le cloud, lorsqu’il est géré par un tiers (c’est donc ce détail qui a de l’importance ici), est l’exemple typique où l’on est amené à échanger un peu du contrôle que l’on a de nos données contre un peu de confort. Oui, c’est pratique de pouvoir travailler sur un document depuis n’importe quelle machine, simplement en se connectant à un service avec son navigateur web. Toutefois, ce document n’est alors plus sous votre contrôle et vous ne pouvez rien faire si d’aventure, votre fournisseur de service cloud décidait d’apprécier votre prose. Dans l’absolu, vous n’avez même pas le moyen de savoir quels traitements sont appliqués à vos documents. Finalement, ce ne sont peut être déjà plus tout à fait vos documents (j’exagère à peine).

Le cloud n’est qu’un exemple parmi d’autres mais c’est le plus parlant. J’aurais tout aussi bien pu parler de voitures sans pilotes, de télévisions connectées, de services centralisés sur internet… L’innovation aujourd’hui, au moins dans le numérique, semble se focaliser uniquement sur les moyens de nous simplifier la vie, et par ricocher, nous amène à déléguer à des tiers la gestion de choses anodines en apparence mais potentiellement importantes dans le fond. L’utilisateur moyen n’aurait pas d’autre but que de se décharger des basses besognes à n’importe quel prix, afin de mobiliser son énergie à réaliser des tâches de plus haut niveau ?

L’envie de progrès

Je ne me retrouve pas dans cette course à l’innovation car à mon sens, elle nous dépossède peu à peu, mais sûrement, de choses importantes. Je pense d’abord au respect de notre vie privée, mais aussi à notre indépendance vis à vis de tel ou tel fournisseur de solution, à notre capacité de faire des choix éclairés ou à notre autonomie face à un dysfonctionnement. L’innovation vue sous cet angle ressemble plus à un moyen d’asservir ou de garder l’utilisateur captif qu’autre chose. En tout cas, elle ne permet pas de réel progrès.

L’envie de progrès me semble être le dénominateur commun de ceux qui cherchent à comprendre comment tout ce joyeux bordel fonctionne et comment il pourrait mieux fonctionner pour profiter à tous. Le partage de l’information à chaque fois que c’est possible ou la curiosité sont alors des réponses possibles face à cette problématique.

Je me complique la vie, certes, mais c’est un acte assumé. Assumé en tout cas depuis que j’ai pris conscience de l’importance de ce qu’il est nécessaire de perdre pour un peu de confort. Mon propre curseur est sans doute plus proche de l’envie (ou plutôt de la nécessité) de maîtrise que de la facilité d’usage.

Ainsi, ceux qui passent de temps à autre sur ce blog savent par exemple qu’il est auto-hébergé. Ça implique des contraintes :

  • Matériel fonctionnant 24h/24, 7j/7 à mon domicile (conso électrique supplémentaire ; plan de reprise d’activité en cas de pannes).
  • Gestion de la politique de sauvegarde des données que l’on gère (typiquement, le mail de mes quelques comptes).
  • Administration au quotidien.
  • Chercher à comprendre comment ça fonctionne.

Ça peut paraître lourd et contraignant. La réalisation de cette tâche aurait été nettement plus simple (et possiblement mieux réalisée sur le plan technique) si je l’avais transférée chez un prestataire de service quelconque. Pour autant, mes données sont sur ma machine et je suis le seul à y avoir légitimement accès. Ça ne me met pas totalement à l’abri car un cambriolage ou un piratage est toujours possible après tout, mais ça va dans le bon sens.

L’auto-hébergement (et tant qu’à faire, rien qu’avec du logiciel libre) n’est qu’un exemple. j’aurais aussi pu parler de l’utilisation d’outils permettant d’améliorer le respect de sa vie privée sur le web. Un navigateur Firefox, bien paramétré et avec les bons plugins par exemple est parfois contraignant à utiliser au quotidien et rend certains sites quasiment impraticables. Cet outil a en fait un rôle pédagogique car il pointe par exemple des problèmes potentiels de sécurité. J’ai en mémoire un site web sur lequel je ne pouvais pas naviguer lorsque le plugin « request policy » était activé dans mon navigateur, la faute à un menu entièrement géré par JQuery (JQuery étant chargé dans ce cas depuis le site de google).

Pour conclure

La guillotine a en son temps été une innovation technique remarquable. Pourtant, le progrès pour l’homme fut d’en interdire l’utilisation. Il en va de même pour l’innovation dans le numérique qui n’est pas non plus synonyme systématiquement de progrès. Conservons donc notre curiosité et notre esprit critique, même si ça fait parfois mal au crâne.

Manifestation ce lundi 4 mai contre le #PJLRenseignement




On remet ça les amis ! On retourne dans la rue, sans doute sous la pluie, mais motivé pour bien montrer à notre représentation nationale qu'on ne veut pas de ces boites noires au cœur de notre beau réseau.

Pour plus d'informations, je vous redirige vers le billet de Tristan Nitot.

On se retrouve ce 4 mai, 18h30 environ, Esplanade des Invalides.

Bon week-end et à lundi ;-)


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2015-04-30

Ubuntu 14.04 : activer la connexion filaire




Je viens de changer de matériel pour rafraîchir le vieux PC fixe sur lequel je traîne le plus clair de mon temps. Nouveau processeur avec la carte mère qui va bien et un peu plus de mémoire vive.

Je passe donc d'un vieux Intel Q6600 à un AMD FX 8250, de 4 cores à 8 et ça fait du bien. Le support de cette petite merveille est une carte mère Gigabyte 990XA-UD3. Après mise en place, cette CM m'a quand même filé du boulot : pas moyen d'avoir une connexion filaire. C'est assez con quand on est sur un PC fixe. C'est un problème de driver qui ne passe pas correctement.

Pour la retrouver, voici la solution :

sudo apt-get install linux-headers-generic build-essential dkms
wget wget http://ftp.debian.org/debian/pool/main/r/r8168/r8168-dkms_8.039.00-1_all.deb
sudo dpkg -i r8168*.deb
echo "blacklist r8169" | sudo tee -a /etc/modprobe.d/blacklist-r8169.conf
sudo modprobe -rfv r8169
sudo modprobe -v r8168
sudo service network-manager restart
Et hop, c'est tout. La connexion ethernet repart. Maintenant, pour vous, le dernier problème à résoudre est de trouver un moyen d'avoir une connexion internet ou une clé USB pour récupérer les quelques paquets à installer :-). Moi, je suis passé par un vieux dongle wifi qui traînait dans un carton.


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2015-04-29

Auto-hébergement : le retour

Voilà un moment que j’ai rédigé ce premier article sur mes réflexions sur l’auto-hébergement de mes services web. Près de quatre ans ont passé et un certain nombre de choses ont évolué.

Petit tour du propriétaire…web-server

Matériel

Commençons par la base. Le serveur que j’utilisais lors de la rédaction de mon premier article était clairement limité et a commencé à montrer de sérieux signes de faiblesse quelques mois plus tard.

J’ai donc investi dans un mini-PC répondant un peu mieux à mes besoins en terme de puissance et d’espace de stockage sans sacrifier les coûts : coût direct ( à l’achat) et indirect (consommation électrique). Processeur Intel Atom D525, 2 Go de mémoire vive et 320 Go d’espace disque et 25 W de consommation électrique le tout pour à peine plus de 200 euros à l’époque. La parfaite petite bête pour subir mes expérimentations. et me rendre quelques menus services.

Système d’exploitation

Je vais passer rapidement sur ce point, il n’y a pas grand chose à en dire, j’utilise une distribution Ubuntu serveur (14.04 aujourd’hui) qui me convient parfaitement et qui me permet de garder un parc informatique uniforme puisque mes autres machines fonctionnent également avec Ubuntu.

Je vois d’ici le puristes critiquer ce choix avec plus ou moins de raisons valables. Je suis conscient que qu’Ubuntu n’est pas le choix le plus pertinent pour un serveur, mais c’est le miens.

Services

Voici la partie vraiment intéressante de l’article.

Je parlais d’iFolder comme alternative à DropBox, je me suis finalement dirigé vers ownCloud et son client desktop qui sont les outils parfait pour la synchronisation et le partage de fichiers. Simple d’installation, de configuration et d’utilisation cet outil est l’une des meilleurs trouvailles que j’ai fait. D’autant plus qu’il ne se limite pas au partage de fichier mais est capable de beaucoup d’autres choses via les « apps » qu’on peut lui ajouter. En ce qui me concerne j’utilise notamment l’app calendar qui m’a permis de me séparer de Google Calendar l’un des outils du géant américain que j’utilisais le plus. L’app contact permet également de disposer d’un annuaire de contact synchronisable avec le protocole CardDAV.

Subsonic est un outil que j’avais déjà repéré lors de la rédaction du premier article et je peux aujourd’hui dire que je ne me suis pas trompé. C’est une petite merveille qui me permet de streamer l’intégralité de ma bibliothèque musicale via navigateur web quand je suis au travail ou chez moi, mais aussi via l’application android dédiée lorsque je suis en voiture ou dans les transports en commun. Un vrai bonheur d’avoir accès à la totalité de ses titres et de gérer ses playlist depuis n’importe où. Je sais que certain regretterons de ne pouvoir découvrir de nouveaux titres comme avec Deezer ou Spotify, mais je suis pour ma part pleinement satisfait de cette solution.

Le gros morceau : Google. Nous l’avons vu plus haut j’ai réussi à me séparer de Google calendar grâce à ownCloud, mais il reste quelques outils.

La disparition de Google Reader en 2013 m’a forcé (pour mon plus grand bien) à adopter une solution alternative. rssLounge n’étant plus maintenu j’ai finalement jeté mon dévolu sur Selfoss, un outil simple et relativement bien fait. Compatible PC et smartphone il répond parfaitement à mes besoins pour l’agrégation de mes flux RSS. Il en permet la lecture, l’archivage des articles favoris et le partage via les réseaux sociaux ou par mail.

Comme je le disais il y a quatre ans, la migration de mes projets Google Code étais alors déjà en cours, c’est désormais chose faite et tout est géré vie Redmine et mes dépôts Subversion. Une solution très pratique et complète même si Redmine me paraît parfois un peu lourd pour mon serveur. Mais pour l’heure hors de question de m’en séparer.

J’avais également abordé la question de Google Doc, outil que j’utilisais très peu. L’alternative que j’évoquais alors ne semble pas très active et n’en ressentant pas le besoin, j’ai laissé ce point de côté.

Reste le sacro-saint Gmail. C’est désormais le seul outil auquel je n’ai pas trouvé d’alternative satisfaisante. Les choses bougent et on voit fleurir un peu partout différents projets de messagerie, mais pour l’heure aucun qui répondent aussi parfaitement à mes exigences que l’outil de Google. Je vais donc continuer à l’utiliser pendant encore un certain temps je pense, mais certainement de plus en plus en chiffrant mes messages pour sécuriser mes échanges.

Petits plus

Je ne l’avais pas prévu au départ, mais quelques outils sont venus se rajouter à la liste de ceux que j’avais énoncé en 2011.

Notamment transmission un client BitTorrent disposant d’une interface web simple et parfaitement fonctionnel. Un petit outil accessible à distance pour le téléchargement et le partage de fichiers (en toute légalité bien évidemment).

Afin de rendre accessible simplement certaines informations j’ai également mis en place un wiki grâce à dokuwiki. Simple et sans base de données, l’outil parfait pour avoir quelques pages facilement accessibles et modifiables depuis l’extérieur.

Tous ces services sont donc désormais installés sur mon serveur. Tous accessibles par navigateur, et depuis peu tous sécurisés par SSL pour limiter les risques de fuites d’informations. La configuration d’Apache pour en arriver là a demandé du temps et a pas mal joué avec mes nerfs, mais c’est fait et ça fonctionne parfaitement avec mes certificats auto-signés. C’est un petit plus qui trouve de plus en plus son importance aujourd’hui.

Un dernier petit point intéressant lorsqu’on héberge, comme moi, ses services sur une ligne ADSL classique et que son IP publique est donc régulièrement changée par son FAI. OVH permet l’utilisation, avec les noms de domaine achetés chez eux, de l’outil ddclient qui a le même rôle que DynDNS ou No-Ip. Cela permet donc de mettre à jour automatiquement son adresse IP publique auprès des DNS et permet donc de disposer d’un nom de domaine parfaitement personnalisé et de sous-domaines, même pour un serveur auto-hébergé. C’est un point très appréciable et qui facilite la vie quand il s’agit de se connecter à ses différents services.

Conclusion

Il me reste à l’avenir à installer et configurer une annuaire LDAP pour permettre de synchroniser les identifiants de connexion sur chacun de ces services, et pouvoir ainsi gérer plus facilement l’ajout d’utilisateurs et le renouvellement des mots de passe.

Je l’indiquais en clôture de mon article précédents, les alternatives accessibles au moins expérimentés d’entre nous commencent à fleurir un peu partout. Le projet BeedBox que je citais semble être en pause depuis un moment maintenant, mais d’autres communautés comme Yunohost ou CozyCloud par exemple se montrent de plus en plus actives et c’est tant mieux.

Face aux actualités récentes concernant la surveillance des données par les gouvernements et les grands acteurs économiques, l’auto-hébergement me paraît plus que jamais une solution à essaimer et cultiver.

Flattr this!

2015-04-28

TomTom et Mozilla s'associent pour pondre un GPS pour FirefoxOS



C'est une critique qu'on trouve régulièrement dans les fils de discussion autour de FirefoxOS : cet OS mobile n'a pas de GPS digne de ce nom.

C'est vrai qu'avec Here Maps, qu'on ne trouve même plus dans le marketplace, on frôle à peine le tolérable, si on compare l'application avec celles disponibles sur Android, iOS et les autres. Ceci dit, personnellement, quand je me balade dans les rues de Paris, je suis bien content de l'avoir. A pied, le nez sur l'écran, ça passe. En voiture, ce n'est pas la même histoire. Cependant, personne ne sait comment l'application de Nokia va évoluer : elle est à vendre et les prétendants ne sont pas vraiment ma tasse de thé.

Pour pallier ce manque, TomTom et Mozilla se sont mis d'accord pour fournir un GPS en HTML5 pour FirefoxOS. On connaît bien TomTom et leur capacité à faire des GPS plus que convenable alors la nouvelle va donner du baume aux cœurs des adeptes du système mobile de la fondation.

C'est une annonce, il va falloir attendre de savoir ce que ça va donner et quand on pourra jouer avec la chose. L’idée m'enchante tout de même.


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2015-04-27

GNU/Linux Debian 8 Jessie est disponible !



C'est après 24 mois de boulot que les gars de chez Debian nous annoncent la sortie de leur dernier né : Jessie

Au programme de cette version, on notera comme changements notables le passage officiel à systemd comme remplaçant de sysvinit, une grosse amélioration du support de l'UEFI, l’utilisation du kernel 3.16 et le support étendu d'office grâce au travail des équipes LTS et Security (5 ans de tranquillité !)

On peut aussi lister les différentes mises à jour :
  • GNOME 3.14
  • GIMP 2.8.14
  • KDE 4.11.13
  • LibreOffice 4.3.3
  • Iceweasel (Firefox) 31.6
  • Icedove (Thunderbird) 31.6.0
Ils nous disent que la mise à niveau devrait se passer sans douleur et sans période de déconnexion, ce qui est une bonne nouvelle pour ceux qui gèrent des serveurs. Cependant, pensez tout de même à regarder les notes de publication, histoire d’être certain que vous ne ferez pas le mauvais choix.

Je me sers de Jessie sur mes deux PC portables et j'en suis très très content. Avec du GNOME, c'est beau, c'est fluide et vraiment très agréable. J’écris ces quelques mots depuis un vieux EliteBook 8530w qui carbure vraiment avec Debian 8.

Lors de la sortie de Debian 7, on était passé pas loin d'avoir une distribution efficace et assez fraîche pour une utilisation Desktop, avec la 8, on a franchi le pas. Elle n'a pas grand chose à envier aux Ubuntu, Mageia et consœurs, si ce n'est quelques outils qui installent automatiquement les greffons multimédias.

Pour la télécharger, c'est par ici et pour l'essayer en Live, c'est ici.

Il ne me reste plus qu'à prévoir la mise à jour de ce serveur et de celui de diaspote !


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2015-04-22

Installer Sonerezh sur Debian Wheezy


Je me rends compte que les gens rencontrent des difficultés à installer le lecteur de musique en ligne Sonerezh alors voici un rapide tutoriel pour s'en sortir.

Vous trouverez ci-dessous de quoi installer la branche master, celle qui marche directement tout en contenant quelques petits bugs peu gênants.

Je passe sur l'installation de LAMP, vous trouverez les infos qu'il vous faut par ici.

Récupérer les sources

git clone https://github.com/Sonerezh/sonerezh.git -b master

Configurer les droits

chown -R www-data: sonerezh/
chmod -R 775 sonerezh/

Vérifier les modules Apache2 nécessaires

Voici la liste des modules pour Apache2 que j'utilise actuellement. Cette liste en contient surement qui ne sont pas utiles à Sonerezh mais je pars du principe que si cette liste marche chez moi, ça marchera chez vous ;)
  •  core_module (static)
  •  log_config_module (static)
  •  logio_module (static)
  •  version_module (static)
  •  mpm_event_module (static)
  •  http_module (static)
  •  so_module (static)
  •  actions_module (shared)
  •  alias_module (shared)
  •  auth_basic_module (shared)
  •  authn_file_module (shared)
  •  authz_default_module (shared)
  •  authz_groupfile_module (shared)
  •  authz_host_module (shared)
  •  authz_user_module (shared)
  •  autoindex_module (shared)
  •  cgi_module (shared)
  •  cgid_module (shared)
  •  deflate_module (shared)
  •  dir_module (shared)
  •  env_module (shared)
  •  fastcgi_module (shared)
  •  headers_module (shared)
  •  mime_module (shared)
  •  negotiation_module (shared)
  •  proxy_module (shared)
  •  proxy_balancer_module (shared)
  •  proxy_http_module (shared)
  •  reqtimeout_module (shared)
  •  rewrite_module (shared)
  •  setenvif_module (shared)
  •  ssl_module (shared)
  •  status_module (shared)

S'il vous en manque, un a2enmod nondumodule vous permettra de l'activer.

Vérification des dépendances pour PHP5

  • libapache2-mod-php5
  • php5
  • php5-cgi
  • php5-cli
  • php5-common
  • php5-curl
  • php5-fpm
  • php5-gd
  • php5-imagick
  • php5-mcrypt
  • php5-mysql
  • php-acp

Il en manque ? apt-get install nomdupaquet pour l'installer.

Configuration du virtualhost

Adaptez ce virtualhost à votre installation.

<VirtualHost *:80>
        ServerAdmin admin@monserv.tld
        ServerName www.monserv.tld
        DocumentRoot /var/www/sonerezh
        <Directory /var/www/sonerezh>
                Options -Indexes
                AllowOverride all
                Order allow,deny
                allow from all
        </Directory>
    CustomLog   /var/log/apache2/demo.sonerezh.bzh-access.log "Combined"
    ErrorLog    /var/log/apache2/demo.sonerezh.bzh-error.log
</VirtualHost>

Redémarrez apache2 pour que tout soit bien chargé et certifié sans erreur.

Configurer MySQL

C'est par ici que ça se passe, la documentation officielle est très claire.



Nous y voilà, c'est la fin ! Vous pouvez maintenant vous connecter à votre instance Sonerezh et suivre la procédure d'installation automatique !


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2015-04-19

Facebook lit les documents Google Doc partagés

  1. Créez un nouveau document Google Doc.
  2. Créez un lien de partage (seuls les personnes connaissant le lien peuvent accéder au document)
  3. Partagez ce lien dans un message privé sur Facebook.
  4. Regardez immédiatement la page web Google Doc, vous verrez 2 utilisateurs anonymes connectés à votre document ! Et ce alors que votre destinataire n’a pas encore lu votre message !

Facebook a l’air d’aspirer tous les nouveaux documents Google Doc échangés sur Facebook. Le même comportement s’observe si vous publiez le lien Google Doc sur votre mur Facebook.

Autre élément corroborant, une vignette miniature du document apparaît dans Facebook à coté de votre lien. Cela montre que Facebook l’a lu et en a fait une capture d’écran. Votre document a de forte chances d’être exploité à toute fin utile pour Facebook et les USA (tracking publicitaire, détection des terroristes et pédophiles, espionnage commercial par la NSA, etc…)

Bref, Facebook, ce n’est pas chez vous, et ce n’est pas privé. Relisez ses conditions d’utilisation.

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Astuces du dimanche #3


Aujourd'hui je vous parle de deux utilitaires qui devraient être connus de tous, ou presque, enfin, ceux qui gèrent des serveurs : Tmux et Screen.

Tmux

On m'en parle depuis pas mal de temps. Jamais je n'avais fait l'effort de m'y mettre de peur de devoir changer trop d'habitudes. Ça, c'était jusqu'à il y a encore quelques jours. Je sais maintenant m'en servir et pourquoi. Conclusion : c'est super !

Installer le paquet

aptitude install tmux

Utiliser tmux

C'est là que ça demande de la pratique, mais pas tant que ça. Une fois que vous connaissez les 5 commandes les plus intéressantes, vous pouvez être le roi du monde :
  • ctrl^b + " = Découpage horizontal
  • ctrl^b + % = Découpage vertical
  • ctrl^b + o = Changer de fenêtre
  • ctrl^b + x = Fermer la fenêtre actuelle
  • ctrl^b + z = Passer en plein écran
A partir de là, vous pouvez vous amuser à afficher des choses comme ça :




De gauche à droite : un echo tout simple, Htop, Emacs avec 2 fenêtres et Emacs affichant le code d'une image PNG en hexl-mode. Le tout dans une seul terminal ouvert. C'est quand même chouette. Notez l'inception Tmux dans Emacs ! :-)
Vous l'aurez compris, Tmux permet d'utiliser plusieurs terminaux dans un seul affichage. Super pratique dans un nombre incalculable de cas. Vous trouverez sans doute une bonne occasion de vous en servir.

Screen

Installer Screen

aptitude install screen
Screen reprend une fonction de Tmux dont je n'ai pas parlé au dessus puisque je ne m'en sers tout simplement pas. Screen permet de détacher un terminal virtuel. En bon français, on pourrait dire que le terminal passe en tâche de fond tout en continuant de fonctionner et sans qu'une action ne le dérange. On peut reprendre la main via une simple commande et rejouer avec ultérieurement.

J'utilise screen dans deux cas : pour faire tourner mon pod diaspora et pour exécuter des commandes extrêmement longues sur un serveur. Screen détachant le terminal dans lequel la commande est exécutée, celle-ci devient insensible à une déconnexion et continue ainsi à tourner. Ça sauve la vie ce genre de chose.

Utiliser Screen

  • screen -S nomdelasession = créer une session
  • screen -ls = liste les sessions en cours
  • screen -r nomdelasession = permet de récupérer une session

Mais encore :

  • ctrl^a + d = détache le terminal en cours
  • ctrl^a + n = va au terminal suivant
  • ctrl^a + p = va au terminal précédent
  • ctrl^a + c = créer un nouveau terminal

On pourrait dire que Tmux est plus avantageux que Screen puisqu'il permet aussi de détacher les terminaux mais, personnellement, je les vois vraiment dans deux rôles différents. Tmux pour le bordel, Screen pour le détachage de terminal.

Voilà pour ce dimanche. Je vous laisse fouiller les mans des deux outils pour trouver ce qu'ils cachent encore. Entre Tmux, Screen et Emacs, je vous souhaite bon courage pour ne pas vous tordre les doigts !


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2015-04-18

JAH-5 – De l'installation épique d'une Debian Lenny

Journal de bord du capitaine :
Date : 10 janvier 2010
Lieu : Perdu dans le cyber espace

J'avais profité du délai de livraison pour lire en détail la section consacrée au choix de la distribution dans le wiki sur l'auto-hébergement dont j'ai déjà parlé dans ce journal [1]. Mon choix s'est assez rapidement arrêté sur la dernière Debian stable : Lenny 5.0.3, les distributions Debian étant réputées pour leur fiabilité, leur stabilité et leur documentation fournie. Par ailleurs, étant tombé dans le monde du logiciel libre par le terrier Ubuntu, j'étais un peu familiarisé avec les principes de fonctionnement (dépôts de paquets installant des binaires pré-compilés et autres) et les logiciels de base (entre autre apt) des distributions Debian. Je me suis donc procuré sur le site officiel le manuel d'installation Debian pour amd64 (l'architecture de mon processeur Intel Atom) et j'ai commencé à le lire en entier.

Ce fut une erreur, car ce manuel, ultra complet, bien qu'écrit clairement, contient beaucoup de détails qui peuvent perdre l'utilisateur novice. Je me suis alors rabattu sur les sections spécifiques qui présentent des guides rapides d'installation. Comme je l'ai dit précédemment, la documentation Debian est très bien fournie et contient tout ce que l'on peut chercher à savoir : les guides d'installation rapide se trouvent en annexe de la documentation officielle, nul besoin d'écumer le net à la recherche de conseil.

J'ai opté pour une installation dite : netinstall, qui permet d'installer et de lancer l'installateur Debian avec le minimum de paquets requis, puis lors de l'installation les paquets supplémentaires nécessaires, en fonction des choix de configuration, sont téléchargés à la volée. Ne disposant pas de lecteur cd-rom sur mon serveur, l'installation par clé USB me sembla un choix judicieux. J'ai donc suivi les indications de la "méthode détaillée" décrite dans le guide d'installation Debian afin de créer une clé USB bootable contenant l'installeur (copie de quelques fichiers sur la clé et édition d'un fichier texte).

Lorsqu'on se lance dans quelque chose de nouveau, il convient de faire les choses une à une afin de savoir précisément quelle étape à pu causer des problèmes en cas de soucis. C'est pourquoi, avant même de tenter le démarrage sur clé USB, j'ai mis sous tension mon serveur et essayé de l'allumer. Et là, un miracle : il a démarré sans problème ! Le disque dur étant bien évidemment vide, une fois l'initialisation terminée, le programme d'installation par réseau (installé par défaut dans la carte-mère) s'est lancé puis stoppé une fois qu'il eût terminé d'examiner le réseau, sans rien trouver pour démarrer.

Je redémarre afin de paramétrer le BIOS pour qu'il tente le démarrage en priorité sur les périphériques amovibles puis les disques durs internes et ensuite seulement les périphériques réseau. Je sauvegarde, insère ma clé USB, redémarre, le BIOS s'initialise et là ... c'est le drame : "Boot Error". J'appuie sur une touche, le programme d'installation par réseau se lance alors et se termine comme la fois précédente. Cela semble donc évident : il y a un problème avec ma clé USB. Il est possible que lors du téléchargement, ou de la copie, un des fichiers ait été corrompu. Je repars donc de zéro et récréé une clé en retéléchargeant les fichiers depuis les serveurs Debian (je vérifie les sommes de contrôles, cette fois), je retente et là ... même résultat. Ayant heureusement plusieurs PC en ma possession, je teste ma clé sur un autre ordinateur : l'installateur démarre sans problème. Cette "Boot Error" était donc bien due à mon serveur et non à l'installateur sur le clé. Un problème matériel me semblant exclu (j'ai testé sur différents ports USB par acquis de conscience) il ne pouvait s'agir que d'un problème de configuration du BIOS; mais n'ayant rien modifié, à part l'ordre de démarrage des périphériques, l'erreur venait plus probablement d'une des options par défaut que d'une de mes modifications.

C'est Internet qui m'apporta la solution : en cherchant le nom de ma carte-mère et USB Boot Error, les premiers liens me guidèrent vers différents forums qui m'apprirent qu'une des options par défaut du BIOS concernant la gestion des périphériques amovibles gérait mal les périphériques bootable [2]. Ça ne s'invente pas ! Une fois cette option changée, je tente un énième redémarrage et là ... miracle : l'installateur démarre !

Les premières étapes de l'installation se déroulent sans problème : langue, nom de la machine, nom de domaine, etc. Arrive l'étape de la recherche d'une image iso sur le périphérique d'installation, cette image étant sensée contenir plus ou moins de paquets selon celle qui a été copiée lors de la création de la clé. Tout était beaucoup trop facile depuis une dizaine de minutes, je n'aurais pas dû baisser ma garde. Une nouvelle fois, une erreur : "Il n'y pas d'image iso sur le périphérique ou elle n'est pas nommée correctement". Après plusieurs relectures attentives du guide d'installation Debian, je me rends compte que je ne sais tout simplement pas lire. Le guide indiquait de copier une image dite "netinst" voyant un répertoire "netboot" à côté du répertoire où j'avais récupéré les autres fichiers, j'ai été cherché mon iso dans ce répertoire "netboot" ... Cette idiotie m'a fait perdre une bonne demi-heure avant que je m'en rende compte et que je récupère enfin, en quelques minutes, sur le site de Debian, une vraie iso "netinst". Ma clé correctement préparée, j'ai pu redémarrer l'installateur sur mon serveur.

Une fois les étapes préliminaires terminées, arrive, de nouveau, la détection de l'image iso qui cette fois ce déroule sans problème. Forcément, une fois qu'on fait ce qui est marqué dans le manuel et qu'on improvise pas en lisant les mots de travers ça ce passe mieux ! Après quelques minutes, vient l'étape clé de la gestion du disque dur. Ayant à l'avance préparé mes partitions, je ne pensais pas passer trop de temps sur cette étape; erreur monumentale bien sûr, car j'avais oublié de prendre en compte le chiffrement ! N'étant pas du tout familier du chiffrement des partitions, je m'improvise expert en cinq minutes avec wikipédia, le temps de me renseigner sur les options proposées par l'installateur Debian, notamment l'utilisation de LVM (Logical Volume Manager) qui, résumons très grossièrement, permet de créer des partitions logiques sans tenir compte des disques physiques en présence; par exemple : faire une seule partition sur deux disques distincts ou encore redimensionner très simplement des partitions sans perdre leur contenu. Il est possible d'utiliser LVM sur des volumes chiffrés mais j'ai fait le choix de ne pas l'utiliser.

Je décide donc de chiffrer entièrement mes deux partitions et de les utiliser comme prévu, car le chiffrement se passe en deux temps : tout d'abord on chiffre un volume, afin d'augmenter la sécurité, il est rempli de données aléatoires (ce qui peut s'avérer assez long si les volumes sont importants); le volume qu'on avait sélectionné apparaît alors comme volume chiffré et une nouvelle partition (identique au volume chiffré avant son chiffrement) s'ajoute au menu de sélection des partitions. On peut alors utiliser cette nouvelle partition comme n'importe quelle autre : choisir son utilisation (système de fichiers, swap, etc), son point de montage, la rendre amorçable ... Je paramètre donc mes partitions comme prévu : une pour la racine du système et l'autre qui accueillera les répertoires personnels des utilisateurs. C'était avant le drame bien entendu, car au moment de passer à l'étape suivante l'installateur me signale par un message d'erreur que si je veux chiffrer mes partitions, il me faut obligatoirement une partition de boot non chiffrée. Cela est bien sûr indiqué dans le guide d'installation Debian mais à trop vouloir gagner du temps, on finit toujours par en perdre !

Dans mon malheur, j'ai eu la chance de ne pas avoir à redémonter tout le PC pour remettre le SSD sur mon PC de bureau. Puisque j'avais aligné, partitionné et configuré mon disque en ligne de commande la dernière fois, je n'ai eu qu'à ouvrir le terminal disponible dans l'installateur et tout recommencer, en laissant cette fois une partition d'une centaine de Mo qui ne sera pas chiffrée et servira pour le boot. Une fois les partitions créées, je recommence toutes les étapes d'installation depuis le début (y compris le long remplissage des deux volumes chiffrés); était-ce nécessaire ou aurai-je pu simplement reprendre à l'étape de configuration des disques ? Je n'en sais rien mais dans le doute, je suis reparti de zéro.

Sur les conseils d'un ami, je ne désigne aucune partition comme étant amorçable, soit disant que ça sert à rien ! Je termine toutes les étapes de l'installation (enfin !), viens alors le moment de redémarrer et là ... c'est le drame : bien que la bonne séquence de démarrage ait été définie dans le BIOS, il ne se passe rien lors de la tentative de démarrage sur le disque dur, c'est le démarrage par réseau qui finit par s'amorcer. Ayant un doute sur le "ça sert à rien de marquer la partition comme amorçable", je décide donc de refaire toutes les étapes (y compris les longues) de l'installateur afin que dans l'étape de configuration des disques, je puisse choisir la partition de boot comme partition amorçable.

Lors d'une des dernières étapes de l'installateur, il est demandé de choisir certaines tâches correspondantes à l'utilisation que l'on souhaite faire de l'ordinateur (bureau, serveur, portable etc). Ces tâches correspondent chacune à un ensemble de paquets qui vont être installés sur le PC. Comme la fois précédente, je choisis de n'installer que le minimum de paquets (aucune tâche sélectionnée) afin d'une part : d'éviter d'installer des paquets qui ne me serviront pas (des programmes inutiles pour moi pourraient être lancé en tâche de fond sans que j'en sois conscient); et d'autre part : de limiter le plus possible l'espace sur le disque. L'installateur se termine par l'installation et la configuration de grub (programme permettant de choisir quel système lancer au démarrage) sur la partition amorçable (à mon avis, c'est ici que ça avait pêché la fois précédente).

Je redémarre et là ... ça marche ! Une fois l'initialisation du BIOS terminée, je vois apparaître l'écran de grub qui me propose de lancer Debian en mode normal ou en mode "single-user", je sélectionne le mode normal, le démarrage de Debian commence : je rentre mes mots de passes pour mes partitions chiffrées [3] et enfin j'accède à l'écran de connexion Debian où je peux me connecter avec les comptes root et utilisateur que j'ai créé lors de l'installation.

Conclusion :

  • Les guides d'installation Debian sont très bien fait donc il ne faut pas hésiter à les consulter à chaque étape (lire tout en avance ne sert à rien) et surtout il ne faut pas remplacer un mot par un autre !
  • En cas de problème : Internet est là. Lorsqu'on rencontre un problème en informatique il est rare qu'on soit le premier.

Maintenant que j'avais un système Debian fonctionnel, j'allais pouvoir commencer à installer et à configurer ce dont j'avais besoin pour mon serveur. Mon impatience était à son comble !

Prochaine entrée du journal : Des premiers pas timides d'un débutant sysadmin

Notes

[1] Voir la note n°2 de l'article JAH-1 – Du pourquoi.

[2] Il fallait changer l'option "USB Mass Storage Emulation Type" de "Auto" à "All Fixed Discs". D'après un post de ce thread le paramètre "Auto" considérerait les clés USB de grande capacité comme des disques et refuserait de démarrer dessus.

[3] Chaque partition ayant été chiffrée séparément, elles avaient chacune un mot de passe différent. J'ai appris lors de mes installations suivantes de Debian à utiliser LVM pour créer plusieurs partitions sur un unique volume chiffré, cela simplifiant la procédure de démarrage puisqu'il n'y a qu'un seul mot de passe à taper.

2015-04-17

ownCloud Server laisse tomber Windows Server




C'est officiel, ça y est. J'en parlais au conditionnel dans ce billet en sachant bien que si la question était posée, c'est que ça allait arriver.

[...]we have decided to stop support for Windows as an ownCloud application server.

Cette phrase est cachée dans le premier paragraphe de leur (très) long billet d'annonce. On se retrouve donc avec l'une des plus belles et des plus abouties solutions d'informatique dans les nuages choisissant de ne plus supporter officiellement Microsoft Windows Server.

Ils restent tout de même prudents en ne laissant pas complètement tomber les utilisateurs qui seraient coincés sur cette plate-forme :
  • Ils fournissent des  machines virtuelles
  • Script de migration vers ces VM
  • Support de OC 8 pour Windows maintenu

Si vous voulez savoir pourquoi OC laisse tomber Windows, voici les principales raisons :

  • PHP mal supporté
  • Des magouilles insupportables à faire
  • Des problèmes d'encodage
  • Donc des problèmes de synchronisation
  • Des problèmes de clés de chiffrement
  • Des bugs avec MSSQL
L'abandon de Windows Server sera effective avec la sortie de OC 8.1, ça vous laisse du temps pour vous retourner.

J'en reviens au questionnement sur la position de Microsoft dans le monde de l’hébergement. Ils semblent doucement abandonner ce secteur. Quand on voit que le Windows ordinaire se dirige vers une plate-forme gratuite de vente de services liés à la Apple, cette situation n'est pas étonnante et je suis certain que ça ne sera pas la seule annonce d'abandon parmi les rares applications libres ou open sources qui la supportent encore.


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2015-04-15

Chanson : Gare aux Godillots !


Je vous partage déjà une chanson de JCFrog qui s'attaque au Projet de loi sur le Renseignement, #PJLRenseignement pour les connaisseurs, sur toutes les pages de ce blog. Il y parodie Rape Me de Nirvana pour taper sur les envies de surveillance de masse du gouvernement.

Ce soir, c'est sur les députés naïfs, inconscients ou incompétents qui voteront les yeux fermés le projet de loi du gouvernement, qui en prennent pour leur grade.

Voici sa dernière chanson, bonne écoute !


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J'en profite pour vous rappeler que c'est demain que ces godillots voteront en souriant la fin de la vie privée en France malgré la mobilisation sur le terrain économique des entreprises professionnelles du métier.

Quel beau pays.


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2015-04-12

Le B2D contre le Projet de loi sur le Renseignement


Si vous n'en avez pas encore entendu parler, je vous redirige vers le site Sous-surveillance.info, sinon, sachez que ce texte va être discuté cette semaine, très rapidement, et soumis au vote ce jeudi de cette même semaine.

Je me déclare ouvertement contre l'installation de "boites noires" dans le cœur du réseau français. Depuis cet espace, j'affichais déjà un bandeau vous incitant à vous renseigner depuis le site dédié de la Quadrature du Net. Maintenant, je change ma page d’accueil.

Ce n'est malheureusement pas grand chose, c'est pour ça que je serai aussi présent lors de la manifestation de ce lundi 13 avril devant l’Assemblée Nationale.

J’espère vous y retrouver nombreux.

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2015-04-10

JAH-4 – Du montage musclé d'un petit serveur

Journal de bord du capitaine :
Date : 6 janvier 2010
Lieu : Perdu dans le cyber espace

Un boîtier où chaque chose est sensée avoir sa place avec l'espace suffisant, des composants fait pour s’emboîter les uns dans les autres, des trous, des vis et un tournevis; voila ce qui s'étalait sous mes yeux au moment où j'ai décidé d'attaquer le montage de mon serveur. Le cœur rempli de l'espoir que dans une petite heure, je pourrais le brancher !

Première chose : le petit sac de vis fourni avec le boîtier. Il me semblait étonnement rempli, je commence donc à détailler son contenu. Je trouve quatre vis identiques j'en déduis donc que ce doit être celle qui vont servir à fixer la carte-mère. En effet, la première étape du "Quick start" fourni avec la carte-mère commence logiquement par la fixation de celle-ci au boîtier. On notera, au passage, que la documentation détaillée de la carte-mère est sur cédérom, et celle du boîtier uniquement disponible sur Internet. Parfaitement logique et simple lorsqu'on monte son tout premier PC. Mais ne chipotons pas, peu de personnes prennent le temps de lire ces manuels (à tort, le plus souvent) donc l'écologie y gagne !

Je commence donc par ouvrir le boîtier Antec. Procédure simple et rapide, composée du dévissage de quelques vis et de coulissement de quelques pièces métalliques. Une fois l'accès au fond du boîtier dégagé, il ne me reste qu'à pousser à l'extérieur du boîtier les nombreux câbles d'alimentation des futurs composants. Ainsi est pleinement dégagé l'espace qu'occupera la carte-mère, les quatre pas de vis étant accessible.

Avec ma carte-mère, était fourni ce que j'appellerai "la grille des connectiques". Cette grille est sensée être mise à la place de la grille fournie avec le boîtier, afin de "coller" parfaitement à l'emplacement des sorties de la carte-mère; permettant, par la même, de ne pas laisser d'ouverture superflue qui serait une porte à poussières. Et c'est là qu'ont commencé les difficultés pour moi …
Car si la grille du boîtier s'est enlevée en une seconde, la nouvelle ne me semblait pas parfaitement adaptée à l'espace qui lui était réservé. J'ai donc passé près de 50 minutes à essayer de la mettre le mieux possible, poussant de toutes mes forces avec mes doigts sur tout les endroits possibles, afin qu'elle soit enfoncée au maximum partout. Je n'ai pas osé utiliser d'outils de type marteau ou autre, afin que le destin ne soit pas tenté de m'apporter, une nouvelle fois, la preuve de ma maladresse et de ma malchance chronique. J'avoue qu'après quasiment une heure de combat, j'étais plutôt satisfait et persuadé d'être arrivé à la clipper correctement.

L'étape suivante consistait en la mise en place de la carte-mère. Gros problèmes de ce type de matériel : aucune prise et des composants fragiles tout les millimètres ! Après avoir failli arracher le ventilateur du processeur et un radiateur, j'ai enfin réussi a poser la carte-mère sur les pas de vis; et là, c'est le drame : les trous de la carte-mère ne sont pas en face des pas de vis ! Il s'agit de quelques millimètres de décalage mais, tout de même, cela empêche le vissage.

Après de multiples tentatives, je me rend à l'évidence : quelque chose bloque ! Mais quoi ? Le problème de ce type de boîtier, c'est que tout est, pour ainsi dire, calculé au poil de cul pour rentrer; donc il n'est pas aisé (disons le : c'est impossible) de regarder, par exemple, en dessous de la carte-mère si rien n'accroche ou tout autre chose. La conclusion à laquelle je suis arrivé, c'est que la fameuse grille ne devait pas être suffisamment enfoncée. Pas grand chose, à peine un millimètre, mais cela suffisait à gêner la carte-mère. Je me suis alors résolu à faire quelque chose que je déteste : forcer sur des composants fragiles !

Tout en poussant au maximum la carte-mère avec une main, j'ai donc essayé de visser une des vis que j'avais repérée, tout au début, dans un des trous de la carte-mère qui était presque en face de son pas de vis. J'ai, bien évidemment, fait tomber la vis sur la carte-mère; on recommence ! La seconde fois, j'arrive presque à poser la vis dans le trou, tout en continuant à pousser avec le bout de mes doigts (en feu), je me saisis du tournevis et commence à visser; et là, nouveau drame : ça résiste ! Et pas qu'un peu ! Au point où j'en suis, je continue à forcer le vissage, jusqu'au moment où je m'aperçois que je suis en train de littéralement creuser dans la carte-mère ! J'arrête là les frais et étudie attentivement les vis et les trous dans lesquels elles sont sensées rentrer : ce n'étaient pas les bonnes ...

Après un tri attentif de toutes les vis fournies, et des essais dans les trous de la carte-mère et dans les pas de vis, je finis par trouver les bonnes vis; on recommence ! Cette troisième fois fut le bonne, ma première vis (légèrement de biais) est à moitié dans son pas de vis, je recommence donc l'opération avec les autres. A chaque vis, je devais forcer un peu moins, la carte-mère se rapprochant, au fur et à mesure, de sa position nominale. Au final : 3 vis à 100 % dans leur pas et la 4ème à 75 % ; ce qui n'est pas si mal et surtout bien suffisant pour que la carte-mère ne bouge plus jamais.

Le reste du montage se passa, relativement, sans encombre. Il n'y avait qu'à suivre l'ordre des composants à brancher, le "Quick start" détaillant tout à l'aide de schémas très clairs. Je n'ai eu à improviser que pour les leds du boîtier où, chose très étrange, une des connectiques était un embout femelle pour trois pins (alors que seulement deux fils y étaient reliés) et sur la carte-mère seulement deux pins étaient prévus. J'ai aligné, dans l'embout femelle, les fils avec les pins présents sur la carte-mère et j'ai branché le tout.

Conclusion :

  • Tout enfoncer à fond et ne pas hésiter à marteler ou découper ce qui peut l'être pour ne pas avoir à forcer sur des composants fragiles.
  • Toujours tester les vis pour être sûr de visser les bonnes sur le pas adéquate (comme Sheila)
  • Surtout ne pas se presser et ne pas s'énerver

En appliquant ces quelques conseils simples tout le monde peut monter un ordinateur.

En remettant la dernière vis du boîtier, je dois avouer que je me senti soulagé; cela terminait, en théorie, toutes les manipulations matérielles que j'avais à faire. La suite se passerait via un clavier et un écran, environnement dans lequel je me sens un peu plus à l'aise. Il ne restait plus qu'à prier qu'une fois mis sous tension, et le bouton d'allumage pressé, tout cela n'allait pas me griller sous le nez ...

Prochaine entrée du journal : De l'installation épique d'une Debian Lenny

t411 bloqué, The Pirate Bay bloquée, et les autres... mais ?!


On est vendredi, rigolons un peu aidé par le dessin de Grise Bouille.



Faites donc un tour sur son blog, ça vaut le coup !


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2015-04-09

Les hébergeurs français contre le projet de loi sur le renseignement




Gandi, IDS, Ikoula, Lomaco et OVH s'affichent ensemble pour dénoncer le projet "Boites noires", comme ils l'appellent.

Ils commencent par rappeler que l’économie de l’hébergement tourne à plein régime dans notre bel hexagone, des chiffres qui font tourner la tête et des embauches à prévoir, beaucoup d'emplois, que je confirme personnellement par la présence de pas mal d'offres dans ma boite mail.

Ils enchaînent sur l'avantage qu'a la France sur une bonne partie du reste du monde : notre droit respecte les données personnelles, et rien que ce détail fait de nos hébergeurs un choix bien plus qu'avantageux pour les entreprises du monde entier.

Ils nous parlent aussi technique, via une belle citation que je vous offre, savoureuse :

 L’algorithme placé à l’intérieur (des boites noires) serait validé, souvent a posteriori, par une commission, composée de juristes et de parlementaires (députés et sénateurs) et d'un expert technique nommé par l'Arcep… Sans vouloir être offensant pour la représentation nationale, nos entreprises ont de nombreux experts en algorithmique, si nous ne prétendons pas être capables de contrôler cette boîte noire, nous ne pensons pas que nos représentants le puisse mieux.

Allez lire ce texte, c'est un régal !

N’hésitez pas à cliquer sur le petit encart en haut à droite de ce blog pour vous mobiliser !

Il ne manquait plus qu'eux. Nous, utilisateurs avancées, techniciens, employés, patrons sommes contre.

[Photo de John McStravick] [Source : Chocobozzz]

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Appréciez le droit, mes amis


Il y a des choses que les gens n'aiment pas ou peu lire mais qui font pourtant parties de notre quotidien : les lois, les décrets, les textes de la justice. Ces choses sont souvent peu claires, parce qu'écrites dans un français qu'on peut qualifier de difficile, mais tellement importantes !

Alors que tout le monde se mobilise contre le Projet de loi sur le Renseignement : la Quadrature du Net, les fournisseurs d’accès à Internet associatifs, les blogueurs geeks/barbus/libristes francophones, les médias de masse ou médias indépendants, il y avait une personne que je n'attendais pas : Maître Eolas.

Pour nous parler, il nous sort un billet d'une longueur incroyable (Wallabag parle de 15 bonnes minutes de lecture) mais tellement plaisant. Il est donc hors de question de vous divulguer la conclusion ou une seule citation ici. Je ne vous propose que de le lire.

Ce blogueur nous parle Droit et Justice depuis des années. Il est à ajouter dans votre lecteur de flux RSS si vous ne l'avez pas encore. Son éclairage est toujours pertinent et passionnant.


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2015-04-07

La Brique Internet : libérer sa connexion simplement


Les lorrains de la LDN, Lorraine Data Network, nous parlent de leur dernière création : la brique internet.

Il s'agit d'un boîtier à brancher à sa box (ou téléphone !) pour déployer une connexion VPN directe vers les serveurs de l'association membre de la FFDN de votre choix. Avec ça, on passe outre les atteintes à la neutralité du net (comme Free et Youtube), aux altérations du contenu et filtrages en tous genres (port 25).

En plus de vous faire passer tranquillement par un VPN digne de confiance, ce petit boîtier peut vous servir d'outil principal d'auto-hébergement puisqu'il se sert de YunoHost.

La vidéo suivante est bien plus claire que ce que je viens de vous raconter :



Gardez en tête que cet outil n'est pas là pour vous offrir l'anonymat complet puisque les associations françaises restent soumises aux lois de l’État. Son but premier est de faire sauter les limitations inhérentes à la configuration malheureuse d'une box de FAI et de récupérer un internet neutre.

Ceci-dit, si vous vous branchez sur un VPN localisé dans un autre pays... voila.

[source]

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2015-04-05

Note de service : StartCom en rade


Mise à jour
, 06/04 : La situation est revenue à la normale. Une panne de courant est à l'origine de la panne.


Billet rapide pour vous confirmer que la vérification des certificats SSL provenant de StartCom ne s'effectue plus depuis ce weekend. Ils rencontrent des difficultés serveurs.

L'information est confirmée sur leur forum. Ce problème ne se manifeste que sous Mozilla Firefox puisqu'il semblerait que ce soit le seul navigateur à s’inquiéter en permanence de la validité de ces derniers. C'est assez choquant de voir IE, Chrome & co ne pas réagir.

Ce blog n'est pas concerné mais le pod diaspora* d'Augier et de moi-même, diaspote.org, se sert d'un de leur certificat. Il n'est donc plus accessible depuis Firefox.

Pour contourner le problème, vous pouvez temporairement vous passer de la vérification OCSP en décochant l'option dans les préférences / Avancé / Certificats de votre navigateur.


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2015-04-04

JAH-3 – De la préparation du disque dur

Journal de bord du capitaine :
Date : 5 janvier 2010
Lieu : Perdu dans le cyber espace

Après de multiples rebondissements pour obtenir mes pièces (disque dur plus disponible, plusieurs allers-retours au magasin de retrait où sévissent des incompétents mal aimables ... ), j'avais enfin en ma possession tout ce que j'avais si soigneusement choisi. Les préparatifs étant terminés, le moment était venu de commencer ce long voyage initiatique.
Dans la suite de ce journal, je m'évertuerai à toujours narrer les événements tels qu'ils se sont produits, et non pas tels qu'ils auraient dû se produire. Ceci afin que mes erreurs puissent servir de leçons.

Dans la précédente entrée de ce journal, j'ai expliqué que l'un des éléments qui avait déterminé mon choix de SSD fut le suivi technique assuré par OCZ. Ayant trouvé sur le forum officiel d'OCZ (qui au passage est une mine d'or), toutes les informations nécessaires à la mise à jour du firmware de mon disque dur, j'ai décidé d'effectuer cette procédure avant même le montage de mon serveur. En effet, selon la version de base du firmware, les manipulations pouvaient impliquer des changements de configuration du bios de la machine hôte, voir de "jouer" avec des cavaliers. Ne souhaitant pas multiplier les difficultés, il était préférable de faire ces manipulations sur un pc que je connaissais et pas sur un serveur neuf. J'ai donc commencé par installer mon disque sur mon pc de bureau.

Première bonne surprise : le firmware présent sur mon disque était l'avant dernier firmware officiel (1.3) et ne nécessitait que des manipulations logicielles pour être mis à jour avec le dernier firmware officiel (1.41). De plus, la mise à jour n'effaçait pas les données présentent sur le disque; ce qui était le cas des précédentes procédures de mise à jour, d'où mon choix de m'occuper de cette mise à jour avant tout autre chose.
En suivant les instructions du forum, j'ai pu, aisément, créer une clé USB amorçable (merci UNetbootin[1]) contenant le logiciel de mise à jour de firmware. Un redémarrage et quelques minutes plus tard : mon disque SSD était à jour !

Ayant pris pour habitude d'avoir mes données personnelles sur une partition séparée du système d'exploitation, puisque le disque était installé sur mon pc de bureau, cela me semblait une bonne idée de préparer à l'avance mes partitions pour gagner du temps lors de l'installation. De plus, cela me permettait d'aligner mes partitions (principe permettant de limiter les écritures inutiles sur les disques SSD et donc de rallonger leur durée de vie[2]). Suivant les étapes décrites sur le forum OCZ[3], j'ai pu créer et aligner mes partitions en utilisant fdisk puis les formater en utilisant mke2fs.
Bien qu'il existe, depuis fort longtemps, des outils graphiques simples et performants pour créer ses partitions, les réglages fins nécessaires à l'alignement des partitions ne pouvaient se faire qu'en ligne de commande. Cela eu l'avantage de me permettre de me familiariser avec ces outils (ce qui va me servir par la suite même si ce n'était pas prévu ainsi), et par la même, d'éclaircir dans mon esprit la distinction entre : création de partitions, type de partitions et formatage.

Après quelques heures, le temps de lire les manuels des outils et de lire les tutoriels d'alignement, j'avais enfin mes 2 partitions (8 et 22 Gio) formatées en ext4[4]. Tout semblait prêt pour la prochaine étape, qui, j'en étais certain, ne pouvait que bien se passer ... ou pas en fait !

Prochaine entrée du journal : Du montage musclé d'un petit serveur

Notes

[1] UNetbootin est un petit logiciel multi-plateforme qui permet très rapidement de créer des périphériques amorçables : soit à partir d'iso que l'on a récupéré au préalable, soit en lui confiant le soin d'aller les télécharger à la volée.

[2] À la date de publication de cette article (2015), ces manipulations manuelles sont obsolètes et gérées automatiquement par tout les logiciels de partitionnement.

[3] En 2009, il fallait partir à la chasse aux infos en parcourant les forums, mais depuis, OCZ a publié un "DOs and DONTs with FAQs" sur les SSD qui semble assez complet.

[4] À l'époque, il y avait aussi un débat sur l'impact des différents système de fichiers sur la durée de vie des SSD. C'est cet article de Theodore Ts'o qui m'a rassuré et décidé à choisir ext4.

2015-04-03

Créer un NAS avec OpenMediaVault (OMV)

logo_omv

On a tous un vieux poste qui traine dans un garage et de plus en plus envie d’un petit NAS ou centralisé ses données. Je vous propose donc de voir comment transformer rapidement une vieille machine en NAS avec OpenMediaVault.

Pour ma part, j’ai installé OpenMediaVault sur une machine virtuelle créée sur un serveur dédié, ce que vous pouvez faire par exemple auprès de l’hébergeur 1&1. Mais la manip est exactement la même avec une machine. Ce qu’il faut savoir c’est qu’OpenMediaVault ne peut pas stocker les données sur le même disque que celui où il est installé. Il vous faudra donc minimum 2 disques durs!!

Installation de OMV

C’est ici que les choses commencent à devenir sympa : installer OMV est d’une simplicité déconcertante. Il vous suffira dans un premier temps de télécharger l’ISO de OpenMediaVault pour ensuite ou le graver soit en faire un live USB.

A partir de là l’installation se fait comme pour une « simple Debian », avec un lot de menu en moins, on spécifie sa langue, son type de clavier, le disque sur lequel installer le système et c’est parti.

2015-03-27 09_49_45-VM 102 ('LWOMV1') 2015-03-27 09_56_59-VM 102 ('LWOMV1') 2015-03-27 09_57_12-VM 102 ('LWOMV1') 2015-03-27 09_57_26-VM 102 ('LWOMV1')

Plus simple, y’a pas! Une fois l’installation terminée, la machine va démarrer et nous allons pouvoir nous y connecter avec le mot de passe par défaut du compte root : openmediavault. Un petit ifconfig nous donnera notre IP à partir de laquelle on pourra accéder à OMV en http.

On tape cette IP dans notre navigateur et on accède à son NAS. Il ne reste plus qu’à le paramétrer à l’aide du compte par défaut  (admin – mot de passe openmediavault).

2015-03-27 11_56_54-OpenMediaVault web administration interface - LWOMV1

On arrive alors sur une jolie Interface en html5/Sencha à partir de laquelle sans grande connaissance technique tout le monde pourra paramétrer son NAS. Tout se fera directement depuis un menu simple rangé en 5 catégories : Système, Stockage, Gestion des droits d’accès, Services et Diagnostiques.

2015-04-02 21_18_25-OpenMediaVault web administration interface - LWOMV1

Paramétrage de OMV

Il va falloir maintenant paramétrer la plateforme :

  • Changer le mot de passe administrateur depuis le menu Système > Paramètres généraux > Sécurité Administrateur.
  • Modifier son adresse IP au profit d’une IP fixe depuis le menu Système > Réseau 
  • Mettre à jour son système depuis le menu Système > Gestionnaire de mise à jour 
  • Créer une partition pour les partages depuis le menu Stockage > Systèmes de fichiers

Pour ce faire, on cliquera sur le disque dédié aux data, puis sur Créer et on pourra créer une partition dont on aura choisi le libellé (DATA dans mon cas) et le système de fichier.

2015-03-27 13_54_19-OpenMediaVault web administration interface - LWOMV1

  • Créer des utilisateurs depuis le menu Gestion des droits d’accès > Utilisateur
  • Activer les partages samba depuis le menu Services > SMB/CIFS
  • Créer/gérer les partages depuis le menu Gestion des droits d’accès > Dossiers partagés

Si vous voulez plus d’assistances sur ces quelques étapes, je vous conseille ce guide très complet de gamerzone.

 

Notez que si vous désirez ouvrir votre NAS sur l’extérieur, je vous conseille vivement d’activer le SSL et l’authentification htts depuis le menu Système > Certificats !

 

Activer le dépot OMV-Extras.org

Pour ajouter quelques fonctionnalités supplémentaires à votre plateforme OMV, vous pouvez ajouter un dépot suppélmentaire : OVM-extras.org. Pour ce faire, il vous faudra télécharger le fichier deb de OMV-extras.

Le dépôt va s’installer depuis le menu Système > Plugins > Télécharger . Le dépot sera alors disponible sous la forme d’un plugin à activer.

2015-04-02 21_55_07-OpenMediaVault web administration interface - LWOMV1

Après activation du plugin, il pourra être géré depuis Système > OMV-extras.org. Une fois ce dépôt installé, de nouveaux plugins seront disponibles comme par exemple :

  • openmediavault-transmissionbt qui vous permettra de gérer vos téléchargement torrent
  • openmediavault-teamspeak pour héberger un serveur teamspeak
  • openmediavault-minidlna pour diffuser en DLNA ces média sur son réseau
  • openmediavault-roundcube pour gérer ses mails depuis un webmail open-source et efficace
  • openmediavault-owncloud pour partager ses données partagée sous la forme d’un cloud Owncloud (que je vous ai déjà présenté ici)

Bref, il y a du beau potentiel!

 

OMV au quotidien

OpenMediaVault est très efficace de fonctionnement et sa rapidité est un vrai plaisir. Le hic avec ce genre de solution est par contre la perte de contrôle qui rendra la maintenance plus difficile en cas de dysfonctionnement.

Par contre, un truc plutôt sympa avec OMV c’est la qualité des débits d’accès aux données, bien supérieure à ce qu’offrent certains NAS (2Mo/s).

debit_OMV

Bref, j’espère que ce petit article vous donnera envie de goûter à l’usage de OMV. C’est un très bon outil que je vous encourage à essayer ; en plus c’est gratuit et opensource!

2015-04-02

Utiliser diaspora* avec classe : flat design


Ce réseau évolue, c'est indéniable : l'équipe de dev s'acharne sur Github pour faire avancer le code principal en prévision de la prochaine version, en approche rapide (la 0.5 RC est disponible), mais il n'y a pas que ça ! Il existe des bidouilleurs qui s'amusent à changer le style de notre réseau adoré : Dorian Millasseau est un de ceux là.

Il vient de nous sortir une version flat design de diaspora*. Le boulot vaut le coup d’œil :



Pas mal quand même ! Personnellement, j'utilise son travail avec le plus grand plaisir. Vous le voulez aussi ? Suivez le guide !

- Installer Stylish

Simple, cliquez ici pour installer l'extension.

- Récupérer le code du thème

Le code du thème est disponible ici.

- Adapter le thème pour votre pod

Ensuite, pensez à changer la ligne 101 du thème, via l’éditeur de Stylish, pour faire apparaitre en clair le nom de votre pod.

- Appliquer le thème

Enregistrez le tout, et c'est terminé.

Voila, tout simplement. Les goûts et les couleurs, j'en parlerai pas, mais je serais ravi de pouvoir utiliser un thème de ta création, toi, lecteur doué en CSS.

A tantôt sur d*, un lien vers mon profil est disponible en haut à droite de ce blog et si tu veux suivre mes posts publics, il y a un flux Atom pour ça. ;-)


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2015-03-30

Libriste à la recherche d'un boulot ou d'un stage ? Lolix v2 en approche


Lolix.org... je lui en dois une à ce site. Si vous ne le connaissez pas, sachez qu'il s'agit d'un site de recherche et d'offre d'emplois, de stages, de missions et j'en passe, pour libristes. Tout ce qui se passe sur ce site gravite autour du libre. Quand vous êtes un extrémiste comme moi, lorsque vous cherchez de quoi bosser, vous passez par Lolix.org. Pour la petite histoire, c'est ce que j'ai fait il y a de cela quelques mois et j'ai trouvé ce que je voulais : une entreprise, du libre, des sous. Que demander de plus ?

Lolix, c'est aussi un site extrêmement moche. Y'a pas à chipoter, la version actuelle traîne une charte graphique qui donnerait une crise cardiaque au premier venu.



Les gars de Lolix sont au courant. C'est pour ça qu'ils bossent sur une v2 depuis de longs, très longs mois : 14 mois, après le succès de la campagne Ulule, que j'attendais des nouvelles !

Une démonstration de la nouvelle charte graphique est en ligne. Ce n'est pas fonctionnel, c'est juste là pour montrer l'état d'avancement du projet.



On note bien une incroyable amélioration, vous ne trouvez pas ?

Le boulot n'est pas fini, mais je trouve déjà le résultat très chouette. Si vous, développeurs ouebs et python-django, vous sentez motivés pour filer un coup de main, le dépôt Gitlab est ouvert à vos contributions et remarques.

Ce site mérite qu'on s'y attarde, qu'on s'en serve, qu'on l'apprécie. Il offre un vrai service impeccable. Faites passer le mot, utilisez-le et contribuez !

Encore merci Lolix ;-)

[Source]

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2015-03-29

Astuces du dimanche #2


Le hasard est si bien fait qu'il m'a proposé de naviguer vers un site web dont l'accès est officiellement bloqué. N'aimant pas qu'on décide à ma place ce qu'il faut ou pas faire, voici une solution pour les utilisateurs des dérivés de Debian, facilement adaptable pour toutes les distributions.

Astuce 1 : Le filtrage

Installer bind9

On installe son propre serveur DNS sur sa machine :
aptitude install bind9

Configurer son utilisation

  • Commentez toutes les lignes présentes dans votre /etc/resolv.conf et n'y laissez que nameserver 127.0.0.1.
  • Indiquez à votre gestionnaire de connexion de ne plus se servir d'un autre DNS que celui que vous venez d'installer.


Remarquez que j'ai viré la recherche automatique de DNS et que j'ai ajouté l'IP 127.0.0.1.

Redémarrez votre gestionnaire de connexion et le tour est joué. J'ai réussi à aborder le galion.

Astuce 2 : ownCloud et le .htaccess perdu

L'autre astuce vient des soucis rencontrés pendant une installation manuelle de ownCloud. Si, après la configuration du compte administrateur et de la base de donnée, l'installateur vous annonce que vous n'avez pas la bonne version du .htaccess :

.htaccess file has the wrong version. Please upload the correct version. Maybe you forgot to replace it after updating?

Voici ma solution :
  • Allez prendre le .htaccess directement dans le dépôt Github de votre version d'ownCloud. Par ici pour la 8.0.2.
  • Et créez-le avec votre éditeur de texte préféré (emacs!) à la racine de votre installation de ownCloud. N'oubliez pas de lui donner les bons droits.

Reprenez l'installation de zéro, en vidant la base de données, si vous ne voulez pas vous prendre un "Nom d'utilisateur déjà utilisé", et le tour est joué.

Voilà voilà. En espérant que ça vous aide aussi.


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2015-03-28

JAH-2 – De la difficulté de bien choisir son matériel

Journal de bord du capitaine :
Date : 15 décembre 2009
Lieu : Perdu dans le cyber espace

Prendre la décision de me lancer dans l'auto-hébergement fut la partie simple de cette aventure, car c'est bien de ça qu'il s'agit : une aventure. Moi-même, face à ma machine, à mes problèmes, cherchant à faire par moi-même, avec ce qu'on me donne par défaut avant de demander "à ceux qui savent". La première étape fut de choisir mon matériel.

Règle d'or de l'informatique (et principe que l'on devrait appliquer plus souvent) : commencer par bien définir ses besoins !
Quel est mon projet ? Me faire mon serveur personnel pour faire de l'auto-hébergement; c'est à dire : serveur de messagerie électronique, messagerie instantanée et par la suite peut-être un petit wiki et/ou blog. Ce serveur sera à priori toujours allumé et toujours connecté au réseau, donc administré à distance, donc nul besoin de périphériques type écran, clavier et souris. Je ne compte pas faire de jeux avec, ni de multimédia (visionner des films en Haute Définition ou autres) donc je n'aurais besoin ni de grosse puissance de calcul, ni d'accélération graphique puissante; ce qui exclu toutes les solutions à base de nvidia Ion par exemple (très bonne technologie au demeurant mais ne correspondant pas à mes besoins).

Il me fallait donc choisir un processeur basse consommation, un disque dur SSD, une carte mère (la plus silencieuse possible) pouvant accueillir le dit processeur, de la mémoire vive véloce (afin d'avoir un serveur le plus réactif possible) et bien sur un boîtier petit, silencieux et discret.
Une fois faites ma liste de courses, comment bien choisir ? Et bien tout simplement en commençant par faire un petit tour de ce qui existe et lire les tests et comparatifs les plus récents possible. Sans oublier, bien sur, de jeter un œil aux annonces des futures sorties. Acheter un produit obsolète la semaine suivante, c'est vexant. Les sites tels que hardware.fr sont des mines d'or dans ce type de recherche, en général je lis un de leur comparatifs, puis me renseigne sur internet sur les différents modèles du comparatifs, ce qui m'amène à lire de nouveaux tests avec de nouveaux modèles etc. Oui je sais, c'est un peu la partie chiante, il faut lire ! Et des trucs qu'on comprend pas toujours en plus. Dans ce cas, il ne faut pas hésiter à se renseigner sur tel ou tel terme ou technologie; le choix final se fera ainsi de manière plus éclairé. En général, assez rapidement, au bout de 2-3 heures, certaines marques et/ou modèles commencent à émerger.

J'ai d'abord choisi mon processeur : un Intel Atom 330. J'avoue toujours avoir eu un petit coup de cœur pour Intel (même si du côté de mon pc de bureau, je me suis permis de tester AMD) et puis, il faut bien l'avouer, il correspondait parfaitement aussi bien à mes besoins, qu'à mon budget. La carte mère fut alors rapidement trouvée : une Intel D945GCLF2[1], avec un tout petit ventilateur. J'avoue avoir longtemps hésité avec une carte mère à refroidissement entièrement passif (sans ventilateurs) mais le budget était un peu plus important.

Une barrette Kingston de 2 Go, cadencée à 533 Mhz, fera parfaitement l'affaire pour un serveur de ce type, Kingston étant réputé pour ses garantie à vie (10 ans en France !) et la qualité de ses produits.

Le plus dur fut, sans conteste, le choix du disque dur. Cette technologie étant encore jeune, les modèles se multiplient à vitesse grand V; chaque modèle comblant une partie des lacunes de son prédécesseur. Lors de mes recherches j'ai dû m'improviser expert en SSD en lisant moult articles et comparatifs sur les différentes technologies mises en œuvre. Pour faire un court résumé et sans entrer dans les détails : la technologie SLC ou MLC jouera sur la durée de vie (la vie d'un disque SSD étant limitée à un nombre maximal de cycle de lecture/écriture), le contrôleur aura son importance sur les performances (la seconde génération à base d'Indilinx est nettement supérieure à la première), enfin, choisir un disque d'une marque qui assure un suivi technologique de ses produits (par des mises à jours de firmware par exemple) est clairement un plus.

Mon choix s'est arrêté sur un OCZ Vertex de 30 Go. Faisant partie de la seconde génération de SSD, il résout, en partie, le problème de la perte de performance observée suite à l'usage prolongé d'un SSD (toutes marques confondues), grâce, notamment, à des firmwares de plus en plus efficaces (gestion des instructions TRIM par exemple), d'où l'importance du constructeur dont je parlais précédemment. Les forums OCZ sont un exemple de communauté active et passionnée[2], et on y trouve de l'aide pour toutes les plateformes !
Au moment de ma recherche (septembre 2009), les disques SLC, à durée de vie supérieure, offraient un rapport (performances,capacité)/prix désastreux. J'ai donc choisi, sans remords, un disque MLC dont, à mon humble avis, la mort n'aura pas lieu avant son remplacement dans plusieurs années. L'autre marque qui avait retenu mon attention était Intel, mais la différence de performances ne justifiait pas, à mes yeux, la différence de prix. De plus, le suivi technologique semblait plus léger que chez OCZ.

Le lecteur attentif aura remarqué que je n'ai pas pris de produits sans-marques (les fameux "no-name") qui sont parfois tentant à cause de leur faible prix. Mais, en informatique, la qualité correspond souvent (toujours ?) au prix que l'on paie. Donc, pour un serveur destiné à contenir mes données personnelles, j'ai, logiquement, fait le choix de la qualité !

Carte-mère et processeur, mémoire vive, disque dur, tout les organes internes de mon serveur était là, restait à lui choisir une jolie enveloppe corporelle, et le choix fut rapide : un boîtier Antec ISK 300-65. Cette marque étant connu notamment pour le silence de ses boîtiers cela me convenait parfaitement. Il était, de plus, fourni avec une petite alimentation parfaite pour mon usage, le ventilateur du boîtier était à vitesse réglable et, surtout, sa petite frimousse noire m'a fait fondre instantanément et assurerait sa discrétion et sa sobriété dans mon intérieur.

Une fois les composants finaux choisis, un rapide tour d'horizon des divers fournisseurs sur Internet me permis d'en trouver un qui avait en stock ce que je recherchais, à prix raisonnable. Une autre recherche me permis, en quelques clics, d'obtenir un bon de réduction pour ce revendeur, allégeant d'autant plus ma facture. Comme prévu, la douloureuse fut inférieure à 300 € ce qui était ma limite maximale de budget.

Encore un peu de patience et les choses sérieuses allaient pouvoir commencer ...

Prochaine entrée du journal : De la préparation du disque dur

Notes

[1] Les spécifications techniques de la D945GCLF2 sont disponibles sur le site d'Intel.

[2] Les mises à jour des firmwares des SSD OCZ sont publiées sur leur forum.

2015-03-26

ownCloud pour sa partie serveur pourrait laisser tomber le support de Windows




La nouvelle va se répandre assez rapidement maintenant : ownCloud, le merveilleux outil qui permet de monter son informatique dans les nuages pourrait arrêter de supporter les serveurs sous Windows. On ne parle pas du client de synchronisation mais bien du serveur.

D’où je sors ça ? Des réseaux sociaux via le compte officiel diaspora* et plus particulièrement ce message. Au passage, remarquez que je vous transmets deux liens différents pointant vers le même contenu, la belle prouesse de ce réseau social.

Ce message, donc, est le suivant : Let us know what you run #ownCloud on: #Windows or #Linux and if on windows, could you move to Linux (like, in a VM or something) if Windows was no longer supported ?

En français : Dites-nous sur quoi vous faites tourner owmCloud : Windows, Linux et si c'est Windows, pourriez-vous passer à Linux (en VM ou autre) si Windows n’était plus supporté ?

Question simple mais il a quand même fallu que les responsables du projet précisent qu'elle ne concerne que la version serveur et rien d'autre. Sur diaspora*, il n'y a encore personne se réclamant de Windows, rien d’étonnant. Dites-moi si d'autres sur d'autres réseaux parlent de Windows, j'suis curieux.

Ca doit traîner dans la tète des dev' depuis pas mal de temps s'ils ont décidé de faire part de leurs états d’âme en public. D’après ce message, ils racontent que c'est une plaie de supporter le système d'exploitation de Redmond et que peu de gens s'en servent. Un abandon serait alors logique.

Je ne suis pas impartial : je me sers de GNU/Linux, je travaille avec GNU/Linux, je me détends avec GNU/Linux et c'est naturellement que je dis qu’abandonner Windows ne serait pas un mal. En plus, si on suit l’actualité de Microsoft, on se demande bien où sont les nouveautés côté serveur ? On parle beaucoup du bureau, des tablettes, des téléphones mais rien au sujet des serveurs.


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2015-03-25

Journée du Libre à Nancy le 28 mars 2015


Ah, Nancy ! Avant de me retrouver à Paris au retour de mon année en Inde, j’étais un nancéien. Que de souvenirs, et dans ceux-ci, on trouve les gars de Mirabellug. Nan, je n'ai pas souvent participé à leurs réunions, mais je suivais leur activité. C'est donc avec plaisir que je vous rappelle, amis lorrains, qu'il va y avoir une Journée du Libre ce samedi 28 mars.



Au programme, des démonstrations, des ateliers et Framasky de Framasoft pour une conférence sur le thème de la dégooglelisasion d'internet.

N’hésitez pas à aller y faire un tour !


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2015-03-21

JAH-1 – Du pourquoi

Journal de bord du capitaine :
Date : 2 décembre 2009
Lieu : Perdu dans le cyber espace

Enfin ! Ça y est ... Je me suis lancé, tout seul, comme un grand. Mon projet : faire de l'Internet ! Du vrai, pas du minitel 2.0 comme l'explique si bien Benjamin Bayart [1]. Devenir mon propre hébergeur, voilà un projet ambitieux !

D'où vient celle lubie ? Tout simplement d'un ras le bol et d'une peur. Partout, tout le monde expose sa vie sur des pages web : la grande course des contacts sur Facebook, la galerie d'art personnelle des photos de la communion du petit neveu sur Picasa, le "tweet" instantané pour tenir au courant des dizaines/milliers/millions de suiveurs de la dernière tache de chocolat sur son pantalon blanc acheté sur ventes-privees.com, le webmail ultra perfectionné (avec chat et vidéo intégré) qui permet d'avoir ses mails, ses amis et ses emmerdes accessibles partout, n'importe quand. Le culte de l'immédiat, voilà la religion du 21ème siècle.

Aujourd'hui, on ne répond plus "Oui !" à l'amoureux transit qui tend une bague à genoux devant vous, mais on court changer son statut facebook pour que tout le monde sache (y compris lui, qui poireaute toujours !) qu'on passe de "célibataire" à "fiancée". Sauf qu'à force de vouloir tenir la terre entière informée, instantanément, du moindre mickey qu'on sort avec extase de sa protubérance nasale, on oublie un peu trop vite que la précipitation est souvent mauvaise conseillère. Et si grâce à tout ces merveilleux outils modernes, tout mes cybers amis peuvent savoir ce que je fais, le monde entier le sait aussi ... et une fois mes informations personnelles sur un réseau que je ne contrôle pas : tout est fini, rien ne s'oublie, pour le meilleur et pour le pire ...

Le quidam moyen aura tendance à protester à l'apparition de nouvelles caméras de vidéo surveillance, à l'angle de sa rue commerçante favorite, sous prétexte qu'on viole sa vie privée, qu'elle n'appartient qu'à lui, et que ça ne regarde personne qui il va bécoter à l'ombre des réverbères pendant que bobonne prépare la tambouille et torche le petit dernier, non mais ! Mais donnez lui la possibilité de la raconter, sa vie privée : son passé, ses projets, ses secrets, ses désirs, ses infidélités, ses mycoses au pied ... et bien il le fera avec le plus grand plaisir ! En plus il vous dira merci, vous fera de la pub et, grand con comme il est, il ira même parfois jusqu'à payer pour ça; le tout bien sur sans se demander si sa vie lui appartient encore.

En effet, si je suis à la pointe de la cyber communication, que tout les réseaux, dit "sociaux", à usage plus ou moins professionnel, savent qui je suis, que j'ai un compte chez tout les cybers marchands, que je demande toujours aux même de m'aider à trouver quelque chose, que j'aime bien rentrer toutes mes informations "personnelles" à droite et à gauche pour qu'on me propose : des lettres d'informations personnalisées, des pubs qui m'intéressent dans le marge de mes sites favoris et qu'on corrige mes probables erreurs de frappe lors de mes recherches "pour mon bien et pour me faciliter la vie" ; que me reste-t-il ? Quel est encore la part de moi qui n'est censée appartenir qu'à moi ? Mes goûts, mes secrets, mes affinités, tout mes faits et gestes sont librement consultables sur la place publique. Est-il dès lors étonnant, qu'au cours de mon prochain entretien d'embauche, le recruteur sache quels extraits d'alambic j'ai ingéré samedi dernier et par quel trou ils sont ressortis quelques heures plus tard, le tout, preuves photographiques à l'appui ?

Nous sommes ici face à deux problèmes :

  • L'ignorance (l'absurdité ?) des utilisateurs d'un service dont ils ne s'interrogent pas sur le fonctionnement et sur les conséquences
  • Le contrôle des données que l'on souhaite partager avec quelques cyber-amis

Ma misanthropie chronique me souffle que pour le premier problème seul Darwin pourra faire quelque chose, néanmoins le second problème peut-être attaqué de front, des solutions existent, et on peut les déterminer, contrairement à ce fainéant de Cauchy qui se contentait de démontrer leur existence !

La première notion essentielle dont il faut être persuadé : "Ce qui est à moi doit être chez moi." Il ne viendrai à l'idée de personne d'aller stocker ses photos de vacances chez un inconnu qui habite en centre ville, sous prétexte que les trois pèlerins que mes tribulations estivales intéressent sont plus près du centre ville que de chez moi. Non ! Si je veux que des amis puissent voir une de mes photos, je dois la partager depuis mon ordinateur personnel; c'est cela Internet : un réseau acentré (qui n'a pas de centre, notion à distinguer de "décentré"), l'intelligence, le contenu, n'est pas dans un centre que tout le monde peut consulter mais en périphérie d'un maillage reliant, directement, entre eux des ordinateurs.

Si je fais de l'Internet avec mon ordinateur, et pas du minitel, si j'éteins mon ordinateur : Internet est diminué. C'est ça faire de l'Internet, faire Internet, être une partie de lui, contribuer à cet immense maillage en apportant ma petite contribution aussi modeste soit-elle. Ce qui est vrai pour mes photos, l'est pour tout autre contenu m'appartenant : la poste transporte ma correspondance, elle ne conserve pas mon courrier dans ses locaux en me laissant le droit de les consulter "librement", pourquoi n'en serait-il pas de même pour mon courrier électronique ? Pourquoi devrait-il être sur les ordinateurs de mon Fournisseur d'Accès à Internet (FAI) qui s'octroie par la même, le droit d'en lire le contenu et de l'utiliser à des fins commerciales. Comment ça ? Personne ne m'a prévenu ! Ah ben si c'était marqué dans les fameuses Conditions d'Utilisation que personne ne lie !

Ok ! Admettons qu'il faille garder chez moi ce qui n'est pas censé être chez le voisin, mais ça implique d'acheter un ordinateur exprès pour ça (un serveur comme disent les vrais pas rasés) et de le laisser allumé tout le temps ! C'est cher, pas écologique et ça fait du bruit ! Deuxième notion essentielle : "L'auto-hébergement c'est pas vrai que c'est cher et pas écolo".
Oui, la liberté à un prix, c'est certain, mais à combien peut-on évaluer sa vie privée ? L'achat d'un pc et la facture de sa consommation électrique ne sont rien au regard des enjeux dont il est ici question.

Par ailleurs, la récente explosion de la mode de "netbook" (ces ultra portable soit-disant "low-cost") joue indéniablement en faveur de l'auto-hébergement. En effet, les fabricants de processeurs (les fondeurs, comme on dit dans le métier) se sont rués sur ce créneau et ont commencé la bataille du : "Le mien consomme moins que le tien, du coup, avec la même batterie il tient plus longtemps". Même si notre serveur ne tournera pas sur batterie, cette consommation amoindrie ne peut qu'être bénéfique pour notre portefeuille. Effet non-négligeable de la faible consommation des processeurs : une température moindre, et donc un système de refroidissement minimaliste, réduisant ainsi quasi à néant le problème de la nuisance sonore.

Autre technologie en plein essor : le disque SSD (pour Solid State Drive), pour la faire courte: on peut maintenant remplacer, de manière fiable, son ancien disque dur classique (qui fait du bruit et qui consomme beaucoup) par une grosse clé USB, qui ne fait pas de bruit et consomme moins qu'un moineau africain en période de sécheresse. Seul inconvénient : à prix équivalent, l'espace de stockage du SSD sera nettement moindre; mais toujours grandement suffisant pour faire de l'auto-hébergement, donc tout va bien !

Bon c'est bien beau tout ça : il faut garder le contrôle et la propriété sur mes données et ma vie, et la technologie pour le faire existe; mais une fois que j'ai mon pc j'installe quoi dessus ? Et comment je le configure ? C'est dur ! Troisième notion essentielle : "Avec un minimum de patience et de persévérance, on peut tout faire". La technologie matérielle existe et n'est pas très chère. Concernant la partie logicielle, elle est accessible avec un minimum de connaissances en informatique, pour peu qu'on prenne le temps de lire la documentation, les manuels et autre tutoriels fournis par les développeurs. Sans parler des divers sites internet, forums et salons de discussion remplis de gens prêt à aider et à nous renseigner, mais pas à faire à notre place !

Je remercie au passage Tanguy Ortolo pour son wiki sur l'auto-hébergement[2] qui a été la pichenette qui m'a décidé à sauter le pas. Toutes les informations nécessaires pour se lancer dans l'auto-hébergement étant réuni en un seul endroit, et dans la langue de Molière en plus, il n'y a même plus l'excuse de devoir les chercher sur le réseau.

Pour conclure cette auto-masturbation cérébrale, dont la diarrhée verbale résultante ne sera sans doute jamais lue par quiconque, à part d'éventuels relecteurs, je répondrai à cette simple question : "Pourquoi ce journal ?" Pour deux raisons en fait :

  • La première étant de garder, pour moi, une trace de tout ce que je fais et des ressources qui m'ont été nécessaire pour le faire. Internet étant une entité mouvante, nul n'a la moindre idée de combien de temps une information restera disponible là où on l'a trouvé la première fois; et le coup du "si j'ai besoin de le refaire dans 3 ans je me rappellerai comment j'ai fais" ça fait longtemps que j'en suis revenu !
  • La deuxième raison étant de publier ce journal sur mon site personnel, dans l'hypothèse où, peut-être, un jour, quelqu'un tombera dessus et qu'il décidera à son tour de se lancer dans l'aventure. Si personne ne le lit et bien ce n'est pas grave, la première raison justifie à elle seule ce travail. Libre à vous de confier votre vie et vos couilles à Google et ses amis, moi je suis en train de préparer les papiers du divorce !

Prochaine entrée du journal : De la difficulté de bien choisir son matériel

Notes

[1] Benjamin Bayart - Internet Libre ou Minitel 2.0 ?

[2] L'ouverture de ce wiki a été annoncé par Tanguy dans une dépêche sur linuxfr le 08 juillet 2009.

2015-03-20

Note importante sur Popcorn Time





Depuis l'article de The WIRED sur Popcorn Time, on voit débouler un nombre incalculable d'articles en français sur le moyen le plus agréable au monde de regarder des films, des séries et des animés. Ces articles recopient bêtement le contenu de l'article anglais sans faire attention aux liens qu'ils fournissent. Typiquement, faire pointer les gens vers Popcorn-time.se et non pas sur Popcorntime.io me pose un gros problème.

Popcorn-Time.se ne propose pas de dépôt git pour facilement regarder ce qu'il se passe et comment ça se passe, contrairement à Popcorntime.io qui héberge son propre Gitlab.

Ces deux site fournissent un logiciel libre hérité d'une même base, mais l'un est clairement plus transparent que l'autre. Je suppose que le fait que les journalistes aient réussi à choper un développeur de la version .se pour lui poser des questions n'est pas étranger à cette mise en avant maladroite.

Mon coté méfiant passe peut-être pour de la parano, mais on n'entend pas que du bien des forks qui ont succédé à Popcorn Time premier du nom.


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...et le P2P redevient une technologie


Des années, mais vraiment des années qu'on nous gave avec la confusion : échange pair à pair = piratage. Bon d'accord, son utilisation intensive dans le partage de fichiers pas vraiment légaux est un fait. Faut dire que c'est simple, rapide, efficace et super économique, tout ce que les plate-formes légales n'offrent absolument pas.

Quand j'annonce que le P2P redevient une technologie, c'est parce que c'est la première chose à laquelle j'ai pensé en lisant cet article sur le dépôt par Apple d'un brevet pour "légaliser" son utilisation. Ca m'avait fait tilter, mais pas plus. Apple bouffe une quantité dingue de données via iTunes, y mettre un peu de pair à pair dedans soulagera sans nul doute la facture. Le truc remarquable, c'est qu'on parle de P2P dans un cadre "légal".

C'est vraiment en lisant que Windows 10 pourra se servir de P2P pour diffuser ses mises à jour que j'ai sursauté. Nom d'une pipe, comme dirait l'autre, est-ce que ce système de partage serait de nouveau devenu une technologie et pas un moyen de piratage ?!

Faut croire que oui. C'est pas trop tôt.

Ces nouvelles remontent un peu le moral, et ça fait rire aussi. Avec les histoires de fournisseurs de bande passante qui veulent taxer/escroquer les entreprises qui bossent avec leurs tuyaux, le P2P a vraiment de beaux jours devant lui...

... mais aussi la HADOPI, qui va rigoler en voyant le trafic exploser !



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2015-03-19

Don du mois : ipython et jupyter

Ce post s'inscrit dans la série des dons pour vous donner envie de contribuer même très modestement à des logiciels libres. Les petites pierres font les grands édifices.

C'est au tour de Ipython, une interface de type console et web pour python et d'autres langages. Le montant de ce don est de $6. Les raisons de ce soutien :

  • Je l'utilise au quotidien avec Python, notamment pour les notebooks qui me facilite l'analyse et la visualisation de données. Ca a grandement amélioré mon travail.
  • Ipython donne une réelle valeur ajoutée à python par une approche complémentaire pour résoudre un problème. En effet, je n'effectue pas un traitement d'images comme l'écriture d'une bibliothèque logicielle.
  • Ipython a annoncé qu'il allait se découper en deux avec Jupyter, car Ipython gère aussi d'autres langages comme perl ou ruby. C'est donc un projet de très grande ampleur et qui a un fort potentiel.
  • Plusieurs financements viennent aider le développement, ce qui permet d'avoir 6 développeurs à plein temps.
  • L'intégration dans un navigateur en fait une solution facilement auto-hébergeable.

Pour donner à Ipython/Jupyter.

Aide à une noob par reverse SSH

Imaginons que Alice veuille se faire dépanner par Bob.

Problème, Bob ne peut pas se connecter directement à l’ordinateur d’Alice à cause d’un routeur NAT (une box ADSL, un réseau d’entreprise, un réseau wifi public, etc…).

Il existe un moyen assez simple pour Alice de se faire dépanner grâce à SSH.

Bob a un peu de travail avant

Bob va créer sur sa machine un utilisateur aux droits très restreints. Alice va utiliser celui-ci pour faire un tunnel inversé. On commence par la création du nouvel utilisateur dénommé « help » :

# adduser help

Dans /etc/ssh/sshd_config faites un règle spéciale pour cet utilisateur :

Match User help
   #AllowTcpForwarding yes
   X11Forwarding no
   PermitTunnel no
   GatewayPorts no
   AllowAgentForwarding no
   PermitOpen localhost:60000
   ForceCommand echo 'Only reverse port forwarding allowed'

En gros, l’utilisateur ne peut qu’écouter sur le port 60000 local.

Authentification par clé de chiffrement

Bob doit avoir une paire de clés de chiffrement SSH.
Ensuite il doit transmettre sa clé publique à Alice. Pour cela, Bob doit envoyer son fichier ~/.ssh/id_dsa.pub à Alice.

Alice doit vérifier avec Bob que la clé reçue est bien la bonne. Pourquoi? Parce qu’Alice va maintenant autoriser le détenteur de la clé privée correspondante (Bob logiquement) à se connecter à son compte avoir son mot de passe. Pour cela, Alice doit ajouter le contenu du fichier « id_dsa.pub » à son fichier ~/.ssh/authorized_keys:

$ echo id_dsa.pub >> ~/.ssh/authorized_keys

Note, le fichier ~/.ssh/authorized_keys doit se terminer par un ligne vide.

Alice doit ensuite copier-coller ceci en dans un terminal en remplacant l’IP de Bob:

$ ssh -R 60000:localhost:22 help@ip_de_bob

L’empreinte de la clé publique de la machine de Bob sera présentée. Tapez « yes ».

Le mot de passe à entrer est donné par Bob, c’est celui de l’utilisateur « help » que Bob a créé chez lui. Note pour Alice : le mot de passe ne s’affiche pas quand on le tape, c’est normal :)

Voila. c’est fini pour Alice.

Prise de contrôle

Bob peut ensuite se connecter à l’ordinateur d’Alice, sous le compte d’Alice sans connaitre le mot de passe d’Alice :

$ ssh -p 60000 alice@localhost

Critique

Cette technique est une alternative à Teamviewer pour Linux et Mac. Elle permet notamment d’avoir un accès confortable au terminal à distance et aux possibilités évoluées de SSH par la suite (partage de fichier par SFTP, redirection de port, proxy SOCKS pour naviguer sur le réseau local, VNC sécurisé, etc…).

Au début, je me suis dit que j’allais enfin tordre le cou au « man in the middle » de Teamviewer. Mais en réalité, il y a pas mal de failles de sécurité dans la mise en place de ce processus.

Premièrement, Alice doit vérifier et ajouter la clé publique de Bob. Pas facile ! Aussi, elle donne l’accès à ses fichiers pour se faire aider et n’aura aucun contrôle sur ce que fera Bob avec cet accès. Donc il faut une grande confiance dans Bob.

Ensuite, par quel canal est transmis la commande à taper? la clé publique de Bob? Comment est vérifiée l’authentification de la machine de Bob par Alice?

Il y a peut être moyen de wrapper tout ça dans un utilitaire avec une double authentification et une interface graphique qui affiche sur l’écran d’Alice un suivi en temps réel des commandes effectuées par Bob, des fichiers transférés… le tout sans nécessiter le mot de passe de session d’Alice. Mais ce sera peut être moins flexible pour Bob… (auto-complétion, sshfs, etc..)

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2015-03-18

[Invité] Du libre en entreprise, cher, certes mais si personne ne le fait jamais…


L'ami Augier souhaite réagir au billet publié hier : Du libre en entreprise ? Non, pas encore. Voici donc ses mots et ses idées :

<style type="text/css">p { margin-bottom: 0.25cm; line-height: 120%; }a:link { }</style>
dada a appuyé dans son billet sur un point assez pertinent : le libre en entreprise, contrairement à ce qu'on pourrait penser, ça coûte cher.

Et c'est vrai. Parce que quand une entreprise s'équipe en logiciel libre ou s'auto-héberge, il faut penser à embaucher le gros barbu qui va bien pour maintenir tout le bousin et il faut payer des formations aux noobs de la boîte. Ceci entraînant cela, les sociétés préfèrent payer de la licence plutôt que de passer au libre parce que ça coûte moins cher.

… À court terme…

Parce qu'en fait, il faut voir le passage au libre comme un investissement de long terme. Certes, dans le bilan comptable de l'année, le coût de la licence sera moins élevé que le coût de la masse salariale, mais uniquement quand tout se passe bien. Si les choses commencent à tourner au vinaigre — par exemple si le glandu qui maintient la boîte aux lettres est un gros branleur — l'entreprise l'a dans l'os et va se retrouver avec du matériel disfonctionnel pendant des semaines, voire des mois avant que le branleur ne daigne mettre des rustines sur les fuites.

C'est là où je pense que dada prend le problème à l'envers. Sur un plan strictement financier, il n'y a pas photo. Sur un plan humain, on se retrouves avec des personnes qui se disent ingés, développeurs, ou admin sys mais qui sont en réalité incapable de taper la moindre ligne de commande. Rigolez pas, récemment, la boîte où je bosse a décidé de passer à Debian. C'est la galère…

Alors voilà le constat que je fais : passer au libre, ça coûte cher et c'est contraignant, certes. Mais si personne ne s'y met jamais, on se retrouve en fait avec une somme colossale de pertes en compétences.

Et c'est précisément le problème qu'illustre le Commit Strip que dada poste à la fin de sont billet : choisir de garder des licences, c'est choisir de laisser des compétences essentielles à l'entreprise s'accumuler dans les mains de quelques informaticiens brillants et quelques lobbys.

Si le produit de gestion des mails de Google est si bon, c'est précisément parce que personne d'autre que Google ne souhaite s'en soucier. Et pourtant, il est aujourd'hui courant dans les boîtes d'informatique d'interdire aux employés d'utiliser la messagerie d'entreprise pour s'échanger des données sensibles, un comble…

Mais j'ai bon espoir : nombre d'entreprises commencent à se rendre compte d'à quel point l'informatique est une question sensible et à quel points elles ont besoin de compétences.  Elles sont de moins en moins enclines à externaliser leur informatique. Et dans le même temps, on assiste à une poussée considérable du libre dans tous les domaines de l'informatique.

Moi je vous le dis : un jour, le libre dominera le monde ! Mais pas demain. Demain y'a conférence de Stallman.

Merci à lui ! Vous pouvez parcourir ses autres billets publiés sur le blog de Laurent Napias.


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2015-03-17

Du libre en entreprise ? Non, pas encore


Eh oui, je sais que ça va vous énerver mais que voulez-vous ? Depuis que je bosse dans une Digital Agency parisienne, je côtoie des gens qui vivent au quotidien les principes économiques du monde professionnel. Alors, pourquoi ne serait-ce encore possible de passer au libre ? Essayons de voir ça en quelques points.

Le contexte

Là où je bosse, ils vendent du libre, principalement de l'EZ Publish, du Drupal, de l’hébergement et d'autres choses que je connais moins. Les serveurs tournent sous Debian et l'ambiance est franchement pas mal.

Les licences logiciels, c'est pas cher

Alors, ils ne le disent pas comme ça, mais c'est un constat. Le coût des licences est marginal par rapport à celui de la masse salariale. Cela ne veut pas dire qu'il ne faut pas faire attention, une dépense est une dépense et ça joue sur les résultats attendus en fin de mois. Le passage sous un environnement de travail libre n'est tout simplement pas une question de frais de licences : que ce soit les logiciels ou les systèmes d'exploitation. Ils payent des licences Windows, PHPStorm, VMWare, Google, Github, etc. Si on additionne le tout, ça ne pèse pas lourd quand on traîne presque une centaine de salariés.

S'auto-gérer

On pourrait penser que passer son infrastructure complète des services propriétaires à des services libres ou open source auto-hébergés serait une bonne idée. Pour le principe, ça l'est, mais, là encore, pas dans les chiffres. Utiliser les services de Google pour ses mails, ses agendas, le partage des fichiers, gérer les réunions et j'en passe ne coûte que peu d'argent. Il faut un homme ou deux pour les faire tourner et quelques euros pour passer des limites grands publics aux largesses du service professionnel.
Si on souhaite se servir des logiciels libres, ils faudrait bien plus que deux poilus pour les faire tourner, les maintenir et former les gens à leur utilisation. De plus, les services proprio se targuent d’être toujours disponibles, ou de ne pas rester en panne bien longtemps, sans coût pour ceux qui les utilisent. On n'entre pas dans le même cadre idyllique si son ownCloud crash (OC est un exemple) et qu'il faut réveiller le DevOps pour corriger la boulette qui a fait tomber l'organisation de la boite.
Si on parle des mails, c'est encore pire : avec toute la bonne volonté du monde, on pourrait avoir la meilleure installation possible mais rien n’empêchera Outlook, Gmail et les autres de vous balancer dans la corbeille de vos clients. C'est con quand même.
Note de consolation, la gestion des projets est faite via Redmine et ils envisagent Easy Redmine dans un futur proche.

La formation et l'habitude

Le truc qui me frustre le plus par sa réalité, c'est la conclusion d'une courte discussion que j'ai pu avoir sur l'adoption d'une distribution GNU/Linux pour les développeurs. Pour l'histoire, la majorité des gens bossent sous Windows et OSX. Pas moi, of course, mais en tant que DevOps, un terminal est un terminal. J'ai pas besoin de grand chose d'autre.
On se disait que ça serait chouette de virer les Windows pour mettre des Ubuntu. Simple, mais irréalisable. Les dev' ne sauront pas tous comment s'en sortir en cas de petits problèmes. Ils perdraient du temps, et le temps perdus, c'est foutu. Imaginez-vous dire à votre client que vous ne pouvez pas livrer à temps parce que la dernier mise à jour de l'OS des dev' à faire perdre des heures et des heures de taff. Mauvais, très mauvais délire.
On se rend bien compte ici de l'influence des habitudes, aussi mauvaise soient-elles, sur l’évolution d'une société. Les gens savent s'en sortir avec Windows alors on ne bouge pas. C'est tout. Un des derniers CommitStrip le résume très bien :


On peut malheureusement conclure que c'est un luxe de se servir d'outils libres pour les entreprises. En consolation, on peut se dire que ça sera peut-être possible dans plusieurs années, quand les développeurs sauront plus se servir de GNU/Linux et de son écosystème que des outils proprio et qu'ils se regrouperont pour s'en sortir. Vous allez me dire ça existe déjà, mais des exemples sont rares. En attendant, tant que je pourrais, je tenterais de pousser à l'adoption de solutions libres autant que possible !


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2015-03-12

Créer une page de status avec Cachet

Savez-vous ce qu’est une page de status ? C’est simple, c’est une page qui agrège différentes informations (incidents, maintenances) et des mesures sur une platforme tout en conservant un historique. C’est pratique pour informer les gens lorsque justement vous rencontrez des soucis sur vos systèmes en production.

Une des références dans le domaine est StatusPage.io, il faudra tout de même s’acquitter d’un paiement mensuel de 29€ (ce que je trouve bien cher mais là n’est pas la questions). Mais si jamais vous voulez mettre en place une telle page pour votre architecture, que vous voulez l’héberger vous même ou que vous ne voulez pas payer pour un service tier, il existe une webapp open-source qui s’appelle Cachet développée en PHP et qui vous propose de faire cela simplement.

L’installation est bien documentée et heureusement parce que ce n’est pas forcément très simple à cause des dépendances utilisées et qu’il faut avoir composer d’installer sur la machine, mais rien de bien insurmontable au final pour qui bidouille un peu le PHP.

Après avoir fait l’installation et configuré des composants (un site web, une base de données, une API ou autre), vous pourrez obtenir une page dans le genre que j’ai fait pour tester.

Capture d'une page de status créée avec Cachet
Capture d'une page de status créée avec Cachet

Elle ressemble beaucoup à la page que l’on voit pour des services comme Github, Atlassian ou encore Disqus :

  • L’état des différents composants,
  • La liste des différents incidents par jour,
  • Des mesures de performances

Je ne suis pas pas sur de savoir si Cachet est capable de vérifier qu’un service est UP ou DOWN, j’ai été obligé de saisir les incidents à la main et de les marquer comme résolu, mais c’est peut être l’objectif de cet outil. Autre petit problème, je ne suis pas parvenu à afficher des mesures, mais c’est un projet encore en développement très actif c’est peut être un bug qui sera corrigé prochainement.

En conclusion, Cachet est une solution simple et efficace pour créer sa propre page de status pour soi et surtout pour l’héberger soi-même

Homepage du projet Cachet

2015-03-11

De RoundCube à RainLoop

Pour la consultation de mes mails, j’utilisais Roundcube via un paquet fourni par Synology que j’installais sur mon NAS afin de consulter mes mails via un navigateur. Cela va faire 2 ans que j’utilise Roundcube quotidiennement, je m’étais habitué à sa lenteur, n’ayant pas la fibre je blâmais ma connexion.

L’envie de remplacer Roundcube me trottait dans la tête depuis la fin d’année dernière, mais comme d’habitude le temps m’a empêché de le faire avant.

Pourquoi RainLoop ?

Tout simplemenet parce qu’il n’y a pas beaucoup de webmails modernes sur le marché aujourd’hui et je n’ai pas eu beaucoup de candidats à tester. En gros il n’y en avait que deux qui pouvaient m’intéresser.

Tout d’abord, j’ai testé MailPile mais comme il est toujours en bêta et que du coup certaines fonctionnalités me manquaient, j’ai passé mon tour.

Et ensuite il restait plus que RainLoop… Du coup, je ne peux que vous conseiller d’aller faire un tour sur la démo de RainLoop, c’est après avoir testé la démo que j’ai pris la décision de l’installer sur mon serveur, pour faire un test en conditions réelles.

L’installation

L’installation est très simple, bien documentée sur leur site et il ne m’aura pas fallu longtemps pour mettre en place un virtual host sur mon serveur nginx.

La configuration est aussi facile à réaliser puisqu’elle se passe dans le navigateur, mais si vous préférez le faire dans le terminal avec votre éditeur favori, c’est aussi possible. Le choix est libre mais le résultat sera le même ! Mention spéciale pour l’outil qui permet de configurer les serveurs IMAP et autres SMTP qui est très bien conçu et rend cette tâche, généralement fastidieuse, aisée puisqu’il est possible de tester la configuration en live.

Pour les mises à jour pas de panique, elles se font à partir de l’administration (une fois connecté en “admin”), ainsi une fois RainLoop installé, il est possible de le gérer entièrement via son navigateur ce qui est plutôt pas mal.

L’interface de RainLoop

Le gros point fort de RainLoop,c’est son interface graphique et l’expérience utilisateur qu’elle procure. C’est travaillé, efficace et simple à la fois. Pour moi, elle n’a pas grand chose à envier à un Gmail par exemple. Parmi les autres points que j’ai aimé, je peux citer :

  • la sensation de rapidité et de fluidité,
  • les nombreuses options disponibles,
  • la simplicité de la configuration,
  • l’éditeur qui est un bon compromis entre fonctionnalité et complexité

Si vous n’avez pas été voir la démo, voici une capture de RainLoop une fois que vous êtes authentifié.

Capture de la liste des messages de RainLoop
Capture de la liste des messages de RainLoop

Il y a des boutons pour agrandir, diminuer les différents panneaux du webmail, afin d’optimiser les informations visibles à l’écran. Par exemple, je cache toujours la barre de gauche qui contient les dossiers parce c’est une perte de place de la voir en entier sur un petit écran.

Une fois que l’on sélectionne un mail, bien évidement le panneau de droite change.

Capture lors de la lecture d'un message avec RainLoop
Capture lors de la lecture d'un message avec RainLoop

Ici encore, il y a des petites fonctions bien pensées, par exemple il y a un bouton pour revenir en haut du mail si le mail est un peu long (plus pratique que le scroll), le bouton à droite du header du mail se souvient de la dernière action que l’on a réalisé (ce qui évite d’afficher le menu contextuel à chaque fois) et surtout il y a une longue liste d’actions disponibles dans le menu contextuel…

Et enfin, le mode “édition de messages”, qui est aussi puissant que les autres modes.

Capture de la liste des messages de RainLoop
Capture de la liste des messages de RainLoop

Un premier point important est l’auto-complétion des adresses mails qui est vraiment très fiable et pratique à utiliser, le drag and drop fonctionne parfaitement. L’upload des images est aussi très implémenté avec le support du drag and drop à partir d’un élément du bureau. Autre fonctionnalité intéressante, la possibilité de minimiser la popin d’écriture de mail pour naviguer dans les mails afin de retrouver une information puis de faire ré-apparaitre la popin d’édition du mail dans l’état dans lequel vous l’aviez laissée. Vraiment pratique…

Et plus encore…

Je ne vous ai parlé que des fonctionnalités que j’utilise, mais RainLoop offre beaucoup d’autres options que je n’ai pas couvertes :

  • Support des scripts sieve,
  • Gestion multi-comptes,
  • Authentification avec Facebook, Twitter, Google (pas sur que ce soit vraiment utile),
  • Support des plugins,
  • Synchronisation des contacts avec un serveur CardDAV,
  • Gestion des dossiers.

Et même dans cette liste, j’en ai oublié…

Le webmail parfait ?

Non, RainLoop n’est pas exempt de défauts, mais rassurez-vous rien de très grave. Pour moi le plus gros défaut est lié à la recherche, car elle ne se fait que dans le dossier “courant” à l’instar de Gmail. Cela peut être un gros manque pour certains(si on se fie au nombre de votes sur ce thread), mais personnellement je fais avec, mes mails sont assez bien classés pour que je puisse deviner dans quel dossier le mail qui m’intéresse se trouve.

Ensuite, il y a certaines fonctions qui ne sont accessibles qu’aux utilisateurs payants, c’est dommage mais tout travail mérite salaire et puis la majorité de fonctions sont elles gratuites.

Et il y a un petit point d’ombre sur la légalité et l’avenir de RainLoop détaillé dans ce ticket Github, je ne suis pas un spécialiste donc je ne sais pas si l’auteur de RainLoop risque quelque chose, je vous laisserai seul juge.

Conclusion

Le gros point positif de RainLoop est son interface qui est vraiment clean, avec un fond uni RainLoop est extrêmement joli. La rapidité qu’apporte RainLoop n’est pas négligeable le développeur garde à l’esprit l’impact de ces développements sur la fluidité de son application.

Le développement suit son bonhomme de chemin et on voit assez souvent passer des versions bêta (que je vous déconseille d’installer) avec des nouvelles fonctionnalités.

Pour finir, j’utilise RainLoop depuis quelques semaines maintenant, au début j’avais gardé Roundcube dans un coin au cas j’ai un soucis, mais je viens de le désinstaller car RainLoop est fiable et j’en suis pleinement satisfait. Et je ne peux que vous conseiller de tester RainLoop si vous hébergez vous-même votre webmail.

Site de Rainloop

2015-03-10

Retour sur l’utilisation de Mumble

Dans un précédent article, j’ai installé un serveur Mumble en guise de solution de VoIP chiffrée. Voici mon retour d’utilisation :

Le serveur plante souvent, sans que j’en sache la raison. Ce ne m’arrive jamais en conversation mais le fait est que quand j’en ai besoin, le serveur est éteint et que je dois le relancer. Systemd ne voit pas que le service a planté et ne le relance pas automatiquement. -> Bug Debian #780300

Il n’y a pas de système de réduction d’écho performant. Cette fonctionnalité a l’air de dépendre du client et est souvent de mauvaise qualité. On s’entend parler avec un décalage ou pire, ça larsen à cause du bruit de fond qui est amplifié en boucle. En tout état de cause, on s’entend bien uniquement quand tout le monde a un casque avec micro.

J’ai essayé Firefox Hello. Ou plutôt j’ai tenté de l’essayer, j’ai jamais pu voir ou entendre mon correspondant.

Et vous, vous utilisez quoi?

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Généré le 2015-08-02 09:25 UTC avec Planet Venus